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    Il ne faut pas chasser l'Iran du régime de non-prolifération - expert

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    MOSCOU, 10 mai - RIA Novosti. Les menaces ne pourront que chasser l'Iran du régime de coopération. L'Iran se refermera sur lui-même, écrit le chef du comité des affaires internationales de la Douma, Konstantin Kossatchev, dans le Kommersant-Vlast.

    On a même l'impression qu'il souhaite ce conflit, qu'il cherche à le provoquer pour qu'on le laisse faire ce qu'il veut, écrit le chef du comité des affaires internationales de la Douma, Konstantin Kossatchev.

    Actuellement l'Iran est lié par les engagements découlant du traité de non-prolifération des armes nucléaires. Si nous le poussons hors de ce document, ce sera pour lui un cadeau formidable : il n'aura à se justifier de rien ni devant personne et sera libre d'agir à sa guise, d'enrichir l'uranium au niveau souhaité et de réaliser des programmes militaires.

    Nous ne prenons pas parti pour l'Iran. Bien de ses actions nous préoccupent et nous créent des problèmes supplémentaires. Aujourd'hui nous devons décider comment agir dans le contexte de défiance qui s'est apparemment instauré. Nous sommes devant un dilemme : ou bien nous retirons notre confiance et agissons en conséquence ou bien nous nous efforçons de rétablir la confiance.

    La Russie, pas plus que les autres Etats concernés par ce conflit, n'a intérêt à ce que l'Iran possède l'arme nucléaire. Là nous sommes tous d'accord.

    La Russie et la Chine ont en Iran des intérêts économiques importants. Pour les Etats-Unis qui n'ont pas de relations commerciales et économiques avec l'Iran depuis la révolution islamique de 1979, la prise de sanctions contre Téhéran n'a aucune importance. C'est la raison pour laquelle ils jouent avec.

    La tactique des Etats-Unis consiste à pousser l'Iran hors de la coopération avec l'AIEA et à éviter ainsi la nécessité de prendre en compte les évaluations des experts. Alors viendra le temps des évaluations politiques : "Nous ne savons pas ce qui se passe en Iran, autrement dit, par définition, il s'y passe quelque chose de terrible. Donc, nous devons nous ingérer immédiatement". Voilà la situation la plus confortable pour les Etats-Unis.

    Une situation confortable pour nous implique la possibilité de nous référer aux conclusions des inspecteurs de l'AIEA. Tant que l'Agence travaille en Iran il est plus aisé de nous appuyer sur son avis que d'occuper une position politique. Ce qui arrive lorsque les conclusions sont tirées au niveau politique, nous l'avons vu avec l'exemple de l'Irak.

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