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    Moscou menace le poulet américain à défaut d'adhésion à l'OMC (Rossiiskaïa Gazeta)

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    MOSCOU, 12 avril - RIA Novosti. La Russie est prête à défendre son marché au mépris de toutes les possibles conséquences macro-économiques. Cette déclaration à sensation et plusieurs autres ont résonné mercredi dernier à Moscou, lors du 3e Congrès vétérinaire international de l'industrie avicole. Les experts expliquent la tonalité politique qui s'est instaurée contre toute attente au sein du forum sectoriel par le refus du Congrès américain d'annuler le fameux amendement Jackson-Vanik qui remet en cause l'adhésion de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

    Dès les premières interventions de fonctionnaires russes, le public était sous le choc. Venus pour un forum purement technique, les délégués se sont retrouvés au coeur d'un combat politique. Le vice-ministre russe de l'Agriculture, Sergueï Mitine, s'est félicité d'une "victoire sur l'économie la plus développée du monde, celle des Etats-Unis". "Nous les avons évincés du marché", a-t-il souligné. Le directeur adjoint du Service fédéral de contrôle vétérinaire et phytosanitaire (Rosselkhoznadzor), Evgueni Nepoklonov, est allé encore plus loin en affirmant que la Russie commencerait prochainement à exporter elle-même du poulet.

    Pourquoi la viande de poulet se retrouve-t-elle dans la ligne de mire des fonctionnaires russes? Des sources au sein du ministère de l'Agriculture laissent entendre qu'il s'agit là d'une réaction au refus du Congrès américain d'annuler l'amendement Jackson-Vanik. Ce dernier pénalise les importations de produits de hautes technologies en Russie et n'a rien à voir avec le poulet, mais il empêche la Russie d'entrer dans l'OMC. En maintenant cet amendement, le Congrès pourrait se préparer à refuser de ratifier le protocole russo-américain par lequel Washington a donné son aval à l'adhésion de la Russie à l'OMC.

    En automne dernier, la Russie avait déjà menacé de mettre fin aux importations de poulet si les Etats-Unis refusaient de signer le protocole. Il semble que l'histoire se répète: le protocole restant lettre morte, Moscou brandit une nouvelle fois la menace du poulet.

    Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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