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    Les élections législatives: un casse-tête pour l'élite russe (Gazeta.Ru)

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    MOSCOU, 13 avril - RIA Novosti. S'il y a une menace de révolution en Russie, elle émane non pas de la foule "orange" de la rue, mais de la discorde dans les allées du pouvoir. Les élections de décembre à la Douma (chambre basse du parlement russe), qui semblaient récemment encore n'être qu'un prélude anodin au triomphe du successeur de Vladimir Poutine, se transforment vertigineusement en un difficile casse-tête pour l'élite et en facteur indépendant de péripéties à venir pour la succession au Kremlin. Les leçons ukrainiennes ne se bornent pas, pour le pouvoir, aux craintes de la politique de la foule ou au souci de ne pas modifier la Constitution. Le fait est que les événements révolutionnaires ne se produisent que s'ils sont précédés d'une scission au sein de l'élite.

    Cette menace plane aujourd'hui sur le pouvoir russe. La campagne électorale pour les élections législatives devient un terrain d'explications sur la "continuité du pouvoir". Après que Sergueï Mironov, président du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe) et leader du parti "Russie Juste", a relancé le mot d'ordre du troisième mandat présidentiel, on a compris que la confusion régnait derrière les murs du Kremlin.

    L'opposition entre le parti Russie unie et le SR (parti Russie Juste, en russe Spravedlivaïa Rossiïa, ndlr) n'a plus rien d'un badinage factice. Le SR a non seulement joué contre toute attente le rôle d'unique force parmi tous les grands partis qui pouvait sans restrictions politiques lancer un mot d'ordre populaire dans les masses, passant ainsi de 10-15% à un niveau potentiel de 20 à 25% de voix aux élections de décembre prochain. Le parti de Sergueï Mironov est de plus en train de devenir un terrain où se rassemblent tous ceux qui craignent le départ de Vladimir Poutine, et qui en sont mécontents (une sorte de "marche du désaccord" au sein de l'élite).

    Si le président s'avère alléché par un troisième mandat, les élections à la Douma seront gagnées par Russie Juste, et non pas par Russie unie qui, dans ce cas, recueillera non pas 45% des voix, mais 25% à 30%. Si Vladimir Poutine reste inébranlable, son successeur aura à gérer la présence d'une force politique légale et solide pas seulement au parlement qui exploitera avec esprit de suite en 2008-2012 le mot d'ordre "Rendez-nous Poutine".

    Les hommes politiques doivent probablement suivre avec d'autant plus d'attention l'évolution de la situation politique en Ukraine, d'autant plus qu'on y parle déjà d'une "variante zéro": la tenue simultanée d'élections législatives et présidentielle.

    Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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