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    L'Occident prépare un renversement du régime en Russie (Izvestia)

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    MOSCOU, 18 avril - RIA Novosti. La politique de l'Occident et tout particulièrement des Etats-Unis vis-à-vis de la Russie se définit ces derniers temps comme celle de l'affaiblissement et de la dissuasion. En témoigne notamment le soutien total et la médiatisation de la "marche du désaccord". Toutes les chaînes de télévision occidentales ont commencé leurs bulletins d'information par des reportages sur cette manifestation réunissant les opposants marginaux tout en reléguant au second plan les attentats en Irak qui ont fait des dizaines de morts ou le rassemblement de 200.000 manifestants en Turquie.

    Il ne s'agit nullement de la promotion de la démocratie. Car les "marches du désaccord" organisées à Moscou et à Saint-Pétersbourg étaient essentiellement constituées de nationaux-bolcheviks et d'authentiques néonazis qui n'ont rien à voir avec la démocratie mais qui sont déterminés à lutter contre le pouvoir par la violence et en contradiction flagrante avec la législation. C'est la raison pour laquelle la police a interpellé et frappé de 1000 roubles d'amende les quelque 150 personnes avec à leur tête le joueur d'échecs Garry Kasparov qui, au lieu de manifester dans l'endroit autorisé, ont préféré couper la circulation dans un endroit interdit.

    A la conférence des contestataires de l'an dernier avaient assisté pas moins de deux sous-secrétaires d'Etat américains et plusieurs ambassadeurs occidentaux. Si les Occidentaux misent ouvertement sur une organisation à forte composante néonazie, dont l'électorat est presque inexistant mais qui est prête à recourir à la force en violation de la loi, il devient évident que la Russie est réellement dans leur ligne de mire. Leurs tentatives d'initier la Russie à la démocratie ayant capoté, c'est un renversement du régime qu'ils préparent désormais.

    Rien ne prédit toutefois une "révolution orange" en Russie. Dans les rues des villes russes, une foule "orange" sera encore moins nombreuse que les foules "rouge" et "brune". Le soutien direct de Washington n'est donc pas une assistance, il apparaît comme un baiser de la mort vu le degré de popularité dont bénéficient les Etats-Unis auprès de l'opinion internationale et des électeurs russes.

    Pourquoi les Etats-Unis souhaitent-ils tant compter la Russie parmi leurs ennemis? Car les Russes apprécieront peu, pour parler gentiment, les tentatives aussi brutales, maladroites et vouées à l'échec de les rendre "heureux". La Russie ne s'est jamais portée aussi bien qu'aujourd'hui sur le plan économique, et les sondages d'opinion n'ont jamais été aussi positifs: en 2006, plus de la moitié de la population estimait que le pays progressait dans le bon sens. Et c'est ce que les Occidentaux semblent apprécier le moins.

    Auteur: Viatcheslav Nikonov, président de la fondation Politika.

    Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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