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    Gazoduc TGI: David contre Gazprom? (Nezavisimaïa gazeta)

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    MOSCOU, 30 juillet - RIA Novosti. Les pays européens saisissent toute occasion d'affaiblir leur dépendance face aux livraisons de produits énergétiques russes, souligne lundi le journal Nezavisimaïa gazeta.

    Jeudi dernier, l'Italie, la Grèce et la Turquie ont signé un accord intergouvernemental sur la construction du gazoduc TGI pour transporter du gaz caspien et iranien vers l'Europe.

    Le nouveau pipe-line, qui doit être mis en exploitation d'ici à 2012, transporterait annuellement 8 milliards de mètres cubes de gaz. Malgré des volumes de livraisons relativement restreints, le projet peut s'avérer très avantageux pour les pays d'Europe du Sud sur le plan de la diversification des flux d'importation, mais également quant au prix du gaz peu élevé, prévu à 149 dollars les mille mètres cubes.

    La construction du gazoduc TGI est appuyée énergiquement par les Etats-Unis, qui sont, de même que les Européens, préoccupés par l'augmentation de la dépendance de l'Europe vis-à-vis de Gazprom. Sean McCormack, porte-parole du département d'Etat américain, a déclaré que cet accord était le fruit des efforts des trois pays, largement soutenus par les Etats-Unis et l'UE, visant à diversifier les livraisons de gaz naturel de la mer Caspienne et à promouvoir le développement économique dans la région caspienne.

    D'ailleurs, les experts ne sont pas enclins à surestimer l'importance de ce nouveau gazoduc. "Le TGI ne fera pas concurrence au Nabucco, auquel pourrait se joindre Gazprom, ou au South Stream. Sa capacité maximale est trois fois moins importante que celle des ces deux gazoducs. Le TGI est donc plutôt un itinéraire supplémentaire qu'on utilisera en cas de problèmes avec les grands gazoducs. Les livraisons de 8 milliards de mètres cubes par an (capacité prévue du TGI) seront, bien évidemment, incapables de couvrir les besoins toujours croissants de l'Italie et de l'Europe, d'autant qu'une partie de ce gaz restera en Grèce", affirme Konstantin Serebriany, spécialiste en matière de consulting.

    Il faut noter que le contrat établit le prix du gaz à 149 dollars les mille mètres cubes, alors que le prix moyen du gaz russe pour les consommateurs européens atteint aujourd'hui 235 dollars les mille mètres cubes. Dans ce contexte, M. Serebriany n'a pas exclu que la demande de gaz russe puisse diminuer de 20% en Europe du Sud. D'autre part, les quantités de gaz fournies par ce nouveau gazoduc sont petites et le nombre de consommateurs est trop important pour que Gazprom puisse redouter une aggravation de sa situation, a quant à lui noté Sergueï Pravossoudov, directeur de l'Institut russe de l'énergie nationale.

    Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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