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    La faiblesse des institutions publiques empêche la Russie de remonter sa note de compétitivité (Forum de Davos)

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    MOSCOU, 31 octobre - RIA Novosti. La Russie, dont le marché est vaste et attrayant, accuse un retard considérable sur les pays développés et les pays en développement de l'Europe de l'Est en termes de compétitivité économique, peut-on lire dans le Classement de compétitivité globale préparé par le Forum économique mondial de Davos.

    En raison de la faiblesse des institutions publiques et du manque d'efficacité dans la gestion des affaires, elle occupe la 58e place (sur 131 possibles).

    Le Classement de compétitivité globale est élaboré par les experts du Forum économique mondial sur la base d'informations accessibles et de sondages massifs auprès des participants au forum. Il apprécie l'environnement du monde des affaires d'un pays donné en se référant à 12 indices, dont le développement des institutions publiques, la stabilité macroéconomique, l'éducation, l'efficacité du marché du travail et des marchandises et le développement des marchés financiers.

    "Parmi les principaux facteurs inquiétants on citera la persistance de la mauvaise efficacité du gouvernement, un système judiciaire insuffisamment indépendant, ainsi que l'inquiétude générale face aux manifestations de favoritisme de l'Etat à l'égard du monde des affaires", lit-on dans le rapport du communiqué du Forum économique mondial consacré à la publication du nouveau classement. - D'autre part, la protection des droits de propriété demeure à un niveau très bas et la situation ne cesse d'empirer".

    La Russie, qui occupait le 62e rang dans le Classement 2006, a enregistré cette année un peu plus de points, 4,19, par rapport à 4,07 en 2006. Ses voisins dans le classement sont la Croatie et le Panama.

    Les leaders mondiaux de la compétitivité

    Conformément au Classement, les Etats-Unis, qui ont su remonter au premier rang par rapport au sixième il y a un an qui, possèdent l'économie la plus compétitive du monde. Ils sont suivis par la Suisse, le Danemark, la Suède, l'Allemagne, la Finlande, Singapour, le Japon, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas.

    De l'avis des experts du Forum mondial, le leadership des Etats-Unis s'explique par l'existence de sociétés efficaces et ouvertes aux innovations, opérant dans un milieu de marché très efficace. Dans le même temps, le système hautement développé d'enseignement supérieur et la bonne coopération entre les grandes écoles et les entreprises en matière de recherche constitue un des facteurs de haute compétitivité. De l'avis des experts, tout cela fait des Etats-Unis un pays disposant du potentiel productif et innovateur le plus élevé du monde.

    "Cependant, une série de problèmes touchant des domaines plus importants et étroitement liés aux déséquilibres macroéconomiques, persiste à menacer le potentiel de compétitivité du pays", lit-on dans le rapport.

    Selon de nombreux analystes, les problèmes survenus sur le marché financier américain ont constitué au cours des derniers mois le principal facteur menaçant la stabilité financière mondiale et la croissance économique globale.

    PAYS DE L'EX-URSS - LEADERS ET OUTSIDERS

    La plupart des pays de l'ex-URSS sont entrés dans le classement, même si les rangs qu'ils occupent dans le tableau mondial de la compétitivité sont des plus variés.

    L'Estonie (27e), en tête parmi les pays de l'ex-URSS, devance non seulement ses voisins et les autres pays d'Europe orientale, mais aussi certains pays d'Europe occidentale. Le résultat élevé de l'Estonie s'explique par la très haute efficacité de ses institutions gouvernementales, par l'état irréprochable de ses finances publiques et par l'agressivité dont le pays fait preuve afin de s'adapter aux nouvelles technologies.

    L'Estonie est suivie, parmi les pays de l'ex-URSS, de la Lituanie (38e rang) et la Lettonie (45e).

    Toutes les anciennes républiques soviétiques arrivent derrière la Russie. En particulier, le Kazakhstan, dont l'économie est considérée comme l'une des plus avancées de la CEI (Communauté des Etats indépendants), se place en 61e position, l'Ouzbékistan est 62e, et l'Azerbaïdjan, qui a connu ces deux dernières années une croissance économique parmi les plus rapides du monde grâce à la mise en place de nouveaux projets dans le domaine de l'extraction de pétrole, est 66e.

    L'Ukraine, dont les dirigeants ont à plusieurs reprises qualifié de priorité politique nationale la création de conditions favorables aux affaires, est 73e. La Géorgie arrive en 90e position.

    Parmi les anciennes républiques soviétiques, sont en queue du classement l'Arménie (93e), la Moldavie (97e), le Tadjikistan (117e) et le Kirghizstan (119e). Seuls le Turkménistan et la Biélorussie, qui figurent parmi les pays les plus fermés aux investisseurs étrangers, ne sont pas entrés dans le classement.

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