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    British Council vs. MID (Kommersant)

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    MOSCOU, 14 janvier - RIA Novosti. La Grande-Bretagne a dédaigné l'interdiction de l'activité du British Council en Russie, en annonçant que les filiales régionales de cette organisation reprendraient lundi leur travail. La partie russe a qualifié cette décision de sabotage inouï et envisage de prendre des mesures de rétorsion, lit-on lundi dans le quotidien Kommersant.

    Le premier centre d'information du British Council qui fut ouvert en 1992 à Moscou reçut en 1994 le statut de centre culturel de l'ambassade. Ses 16 filiales furent ouvertes par la suite. Environ 400.000 Russes participaient tous les ans aux différents projets de l'organisation.

    A la fin de l'année dernière, le ministère russe des Affaires étrangères a accusé les filiales du British Council de malversations financières et d'installation illégale sur le territoire des missions diplomatiques, ce qui assure l'immunité diplomatique aux employés des centres culturels.

    En annonçant le gel de l'activité du British Council, la Russie n'a pas caché que cette décision avait également un aspect politique. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov l'a ouvertement rattachée à la détérioration des rapports russo-britanniques au moment de l'affaire Litvinenko.

    Le ministère russe des Affaires étrangères a qualifié de sabotage l'intention du British Council de poursuivre son activité en dépit de son interdiction officielle par les autorités russes. "Nous attendrons de voir si les filiales commencent effectivement à travailler, a déclaré Andreï Krivtsov, chef adjoint du service de presse du ministère russe des Affaires étrangères. Nous suivrons le développement des événements et déterminerons les mesures à prendre".

    D'ailleurs, les sanctions à l'encontre du British Council sont faciles à prévoir. Au cours de son travail en Russie, des griefs fiscaux lui avaient été régulièrement avancés. En 2005, une action en justice d'après l'article 171 du Code pénal de la Fédération de Russie (activité économique illégale) avait été engagée contre les chefs de la filiale pétersbourgeoise du British Council. Après son enregistrement par le fisc, les griefs avancés à la filiale de l'organisation avaient toutefois été levés.

    Selon l'information du quotidien Kommersant, les poursuites d'ordre économique ont déjà repris à l'égard du British Council. Bien que le centre culturel à Nijni-Novgorod ait été fermé à la fin de l'année dernière sur sa propre décision, les autorités locales s'apprêtent à intenter contre lui une action en justice pour percevoir des arriérés de paiement du bail.

    En outre, Sergueï Ivanov, représentant du ministère russe des Affaires étrangères dans la région de Sverdlovsk, a laissé entendre au quotidien Kommersant que, si les exigences du ministère étaient ignorées, il serait recommandé aux organisations russes de cesser de coopérer avec les Britanniques.

    Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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