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    British Council: une affaire "strictement juridique" (député russe)

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    MOSCOU, 14 janvier - RIA Novosti. Le dossier du British Council, dont la Russie exige la fermeture des filiales locales, est exempt de tout contenu politique, a déclaré lundi le président du comité international de la Douma (chambre basse du parlement russe), Konstantin Kossatchev.

    "Les reproches formulés à l'égard des filiales du British Council (...) sont de nature strictement juridique et financière et datent de quelques année. Ils n'ont rien à voir avec la récente dégradation des relations russo-britanniques", a-t-il indiqué.

    Le député russe a souligné que Moscou n'avait aucune intention de faire obstacle aux activités de l'ONG britannique en Russie, mais qu'il souhaitait les mettre en conformité avec sa législation.

    Dans un communiqué rendu public par le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Kamynine, British Council s'est vu prescrire de mettre fin aux activités "illégales" de ses filiales à Saint-Pétersbourg et à Ekaterinbourg.

    Le British Council est une institution gouvernementale britannique qui a pour mission d'établir des relations culturelles entre le Royaume-Uni et d'autres pays, mais aussi de promouvoir l'apprentissage de la langue anglaise dans le monde. Il a ouvert sa première représentation à Moscou au milieu des années 1990 en vertu d'un accord bilatéral. La Russie affirme que le British Council a ensuite ouvert une série d'autres représentations en dehors de Moscou sans en aviser les autorités russes.

    Les relations russo-britanniques ont connu en 2007 une dégradation spectaculaire, qui s'est traduite par une expulsion réciproque de diplomates, avec le rebondissement de l'affaire d'Alexandre Litvinenko. Ex-agent des services de sécurité russes naturalisé en Grande-Bretagne, M. Litvinenko est mystérieusement décédé à Londres en novembre 2006. Le Royaume-Uni impute cette mort à l'homme d'affaires russe Andreï Lougovoï, que Moscou refuse d'extrader en raison de contraintes constitutionnelles.

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