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    La guerre diplomatique entre Moscou et Londres se poursuit (Novaïa gazeta)

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    MOSCOU, 17 janvier - RIA Novosti. L'origine politique des tribulations du British Council en Russie est évidente. Tant que les relations avec la Grande-Bretagne étaient plus ou moins bonnes, l'activité de cette organisation ne suscitait aucun accès de perfectionnisme juridique du côté russe, lit-on jeudi dans le bihebdomadaire Novaïa gazeta.

    Ces derniers temps, surtout après la mort mystérieuse d'Alexandre Litvinenko à Londres et le refus de Moscou de livrer à la justice britannique Andreï Lougovoï, soupçonné de l'avoir assassiné, tout a changé. Des lacunes juridiques ont servi de facteur décisif dans la formation de la position officielle du ministère russe des Affaires étrangères et l'activité du British Council a été, de fait, interdite.

    Les désaccords auraient pu être réglés par des négociations, mais aucune des parties engagées dans le conflit n'agit en ce sens. "Dans la situation présente, des normes intérieures de l'Etat, entre autres, douanières et fiscales, sont en vigueur, et il est impossible de ne pas en tenir compte dans les relations internationales: c'est ainsi que le cas du British Council a été commenté à la chaire de droit européen de l'Académie russe de Justice. C'est un conflit ordinaire. Dans ce genre de cas, on applique le principe de réciprocité (par exemple, des centres culturels russes existent à Paris et à Berlin), par conséquent, s'il était en même temps question de l'ouverture d'établissements russes en Grande-Bretagne, il serait plus facile de régler ce problème. Enfin, il existe une règle générale qui dit que les désaccords doivent être réglés à la table des négociations. Le Conseil de l'Europe qui siège à Strasbourg a également des désaccords avec certains organes d'Etat français, mais ils arrivent à s'entendre et le conseil paie des impôts".

    En ce moment, il est question de suspendre l'activité du British Council en Russie jusqu'à la "conclusion d'un accord spécial". Il est évident que les problèmes auxquels s'est heurté le British Council ne résultent pas seulement du non-règlement des questions en suspens dans les rapports entre la Russie et la Grande-Bretagne. De toute évidence, la faute en revient aux deux parties: au lieu d'essayer de normaliser la situation, elles font monter la tension dans les relations.

    Le plus fâcheux est que la guerre diplomatique et juridique qui se poursuit met en cause de multiples projets d'enseignement qui concernent des milliers de citoyens russes.

    Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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