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    Moscou dénonce l'accord sur les systèmes de préalerte en réponse à l'intention de Kiev d'adhérer à l'OTAN (député)

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    La Douma (Chambre basse du parlement russe) a dénoncé l'accord intergouvernemental russo-ukrainien sur les systèmes de préalerte contre les attaques de missiles en réponse à l'intention de l'Ukraine d'adhérer à l'Alliance de l'Atlantique Nord, a estimé vendredi le député à la Douma Konstantin Zatouline.

    MOSCOU, 25 janvier - RIA Novosti. La Douma (Chambre basse du parlement russe) a dénoncé l'accord intergouvernemental russo-ukrainien sur les systèmes de préalerte contre les attaques de missiles en réponse à l'intention de l'Ukraine d'adhérer à l'Alliance de l'Atlantique Nord, a estimé vendredi le député à la Douma Konstantin Zatouline.

    Konstantin Zatouline est, en outre, directeur de l'Institut des pays de la Communauté des Etats indépendants (CEI).

    La Douma a pris la décision vendredi de dénoncer l'accord avec l'Ukraine sur les systèmes de préalerte contre les attaques de missiles et le contrôle de l'Espace signé à Kiev le 28 février 1997.

    "La dénonciation d'aujourd'hui par la Douma de l'accord avec l'Ukraine sur les systèmes de préalerte contre les attaques de missiles est en fait une réponse à la demande de Kiev d'accélérer son adhésion a l'OTAN", a estimé M. Zatouline.

    Cela dit, le député a rappelé que le 16 janvier dernier, le président de l'Ukraine Viktor Iouchtchenko, la première ministre ukrainienne Mme Ioulia Timochenko et le président de la Rada suprême Arseni Iatseniouk avaient émis le souhait dans une lettre au secrétaire général de l'OTAN Jaap de Hoop Scheffer que l'Ukraine adhère au Plan d'action pour l'adhésion établi par l'OTAN lors du futur sommet de l'Alliance à Bucarest début avril prochain.

    "Il va sans dire qu'il revient au peuple ukrainien de juger à quel point cela correspond aux intérêts de l'Ukraine, mais nous avons bien l'impression qu'il s'agit bien là de le (le peuple) mettre devant un fait accompli", a poursuivi le directeur de l'Institut des pays de la CEI.

    "Quoi qu'il en soit, ce n'est pas n'importe quel choix de l'Ukraine qui correspond aux intérêts russes et d'autant moins au traité d'amitié, de coopération et de partenariat entre nos deux pays. Les clauses de ce traité ne prévoient pas la participation de nos pays à de quelconques blocs où l'autre partie ne participe pas", a fait remarquer le député.

    Et d'ajouter qu'au fond, par leurs actions, les autorités ukrainiennes radient l'Ukraine de la liste des pays avec lesquels la Russie peut avoir des rapports d'amitié et de confiance.

    Le président du comité parlementaire pour les affaires de la CEI Alexeï Ostrovski (Parti libéral démocrate) a noté dans son intervention à la Douma que cet accord avait joué un rôle notable dans l'obtention de la stabilité stratégique et de la parité nucléaire dans le monde. Pourtant, la durée de service des installations de préalerte situées sur le territoire ukrainien (Sébastopol et Moukatchevo) avait expiré en 2005 et leur contribution à la réalisation des missions assignées sera de ce fait minimale. Ces dernières années, la Russie met l'accent sur la création de nouveaux centres de radars sur son propre territoire, par exemple à Armavir, près de Krasnodar, dans le sud.

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