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    G20: le protectionnisme persiste (Vedomosti)

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    MOSCOU, 19 novembre - RIA Novosti. La Russie a rencontré plusieurs écueils dans la mise en oeuvre des décisions adoptées lors du sommet du G20 afin de juguler la crise économique, lit-on mercredi dans le quotidien Vedomosti.

    Samedi dernier encore, Dmitri Medvedev savourait aux côtés des participants du sommet de Washington le triomphe sur les divergences et déclarait que la Russie était satisfaite des décisions adoptées lors du sommet. Cependant, le premier ministre russe a remis en question dès le lundi suivant un des principaux résultats du sommet: la parole de "gentleman" de renoncer au protectionnisme.

    Vladimir Poutine a déclaré lundi lors d'une réunion du bureau du gouvernement que la Russie mettrait en oeuvre les décisions du sommet, mais maintenait les mesures de protection de ses intérêts nationaux. Or, nul n'ignore que les mesures protectionnistes de soutien de l'économie représentent une part considérable du plan russe de lutte anticrise.

    Une situation similaire s'était déjà produite par le passé: Medvedev avait signé en juin dernier lors du sommet du G8 au Japon une déclaration commune sur la nécessité d'introduire des sanctions contre le Zimbabwe; quelques jours plus tard, la Russie opposait son véto à la résolution ad hoc au Conseil de sécurité de l'ONU.

    Medvedev a confirmé hier, en ouvrant une séance du Conseil d'Etat consacrée à la lutte anticrise à Ijevsk, que la Russie appliquerait les accords intervenus au sommet du G20. Il a toutefois évoqué au cours de la réunion les intérêts nationaux, un soutien à l'industrie automobile russe et une aide aux exportations, une tâche ardue "dans un contexte où les Etats appliqueront des mesures protectionnistes malgré toutes sortes d'engagements".

    Soit le président russe avait déjà cette idée en tête en signant les décisions du G20, soit il y a réfléchi après son retour en Russie. A Ijevsk, les problèmes de l'industrie automobile russe semblent plus proches que vus de Washington. Pourtant, rien n'est vraiment surprenant ni spécifiquement russe dans cette situation: la grande politique suppose un certain cynisme ainsi qu'un talent à retourner sa chemise et à faire son mea culpa. Des collègues plus expérimentés sont toujours là pour rattraper le coup.

    Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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