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    ABM en Ukraine: les Etats-Unis, jouent-ils à l'intimidation avec la Russie? (médias)

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    La principale intrigue de la première visite de la Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton en Russie qui commence aujourd'hui a été posée par le Secrétaire adjoint américain à la Défense, l'ex-ambassadeur Alexander Vershbow qui a déclaré que Washington considérait l'Ukraine comme une éventuelle place pour le déploiement d'éléments du système de défense antimissile (ABM), lit-on lundi dans le quotidien RBC daily.

    MOSCOU, 12 octobre - RIA Novosti. La principale intrigue de la première visite de la Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton en Russie qui commence aujourd'hui a été posée par le Secrétaire adjoint américain à la Défense, l'ex-ambassadeur Alexander Vershbow qui a déclaré que Washington considérait l'Ukraine comme une éventuelle place pour le déploiement d'éléments du système de défense antimissile (ABM), lit-on lundi dans le quotidien RBC daily.

    Les experts estiment que l'administration Obama essaie de louvoyer entre le Kremlin et les adversaires du "redémarrage" des relations russo-américaines.

    Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a qualifié la déclaration de M. Vershbow d'"extravagante et inattendue". La situation doit s'éclaircir aujourd'hui. En attendant, le Pentagone et le Département d'Etat ont assuré que les Etats-Unis n'avaient pas l'intention d'installer un radar en Ukraine, d'ailleurs, l'endroit pour le radar n'est pas encore définitivement choisi.

    Après avoir renoncé au déploiement d'éléments du système de défense antimissile stratégique en République tchèque et en Pologne, l'administration américaine travaille sur un projet alternatif en vue de dissuader la "menace iranienne". On suppose qu'au lieu des missiles intercepteurs en Pologne, on utilisera des missiles de stationnement maritime Eagis et que le radar sera installé "plus près de l'Iran" : comme variante, on a cité Israël, la Turquie et la Roumanie.

    Moscou propose d'utiliser la station radar d'Armavir (Sud de la Russie) ou celle de Gabala (Azerbaïdjan). Alexander Vershbow y a ajouté, de façon inattendue, l'Ukraine. Il est vrai qu'en dépit de ses déclarations, selon lesquelles les fonctionnaires ukrainiens auraient manifesté leur intérêt pour cette idée, le président ukrainien Viktor Iouchtchenko assure que Kiev n'a pas reçu de propositions de ce genre.

    "En tout cas, le radar dans le cadre de l'ABM n'est pas tout à fait ce qui avait été projeté par l'équipe Bush, a déclaré l'ancien ambassadeur des Etats-Unis en Ukraine Steven Pifer, aujourd'hui, l'expert de la Bookings Institution américaine. En république tchèque, il s'agissait d'un radar tournant à 360 degrés et capable de surveiller le territoire russe jusqu'à l'Oural. A présent, il s'agit d'un radar tourné d'un seul côté : vers l'Iran". D'ailleurs, selon le directeur de l'Institut des Etats-Unis et du Canada de l'Académie des sciences de Russie Sergueï Rogov, l'installation de n'importe quel radar américain à proximité des frontières de la Russie serait incommodant pour Moscou. Selon Sergueï Rogov, la déclaration d'Alexander Vershbow s'explique par le fait que l'administration Obama est contrainte de faire des révérences aussi bien au Kremlin qu'aux adversaires du rapprochement avec la Russie.

    Ce texte tiré de la presse russe n'engage pas la responsabilité de RIA Novosti.

     

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