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Crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines en Ukraine (335)
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Comme l’enquête sur le crash du Boeing 777 de la Malaysia Airlines en Ukraine est basée uniquement sur des données fournies par Kiev et ne tient pas compte des documents du ministère russe de la Défense, ses conclusions ne peuvent pas refléter l’«ultime vérité», fustige le Kremlin.

La Russie est persuadée que la conclusion des enquêteurs néerlandais sur la cause du crash du Boeing 777 de la Malaysia Airlines en Ukraine n'est pas la « vérité ultime » pour plusieurs raisons.

« Il s'agit d'une conclusion préliminaire. Nous devons continuer d'enquêter. Nous n'avons vu aucune preuve. Nous ne pouvons pas estimer que ce qu'ils (les enquêteurs, ndlr) disent est l'ultime vérité », a constaté le porte-parole du président russe Dmitri Peskov interviewé par la BBC.

M. Peskov a également souligné que lors de l'examen de la question « il était important d'être très précis ».

L'enquête sur le crash du Boeing 777 a été menée par une équipe commune des Pays-Bas, de l'Australie, de l'Ukraine, de la Belgique et de la Malaisie. D'après le rapport préliminaire, le système de missiles anti-aérien Bouk, qui avait provoqué le crash de l'avion MH17, proviendrait de Russie. De même, les enquêteurs ont affirmé que le missile serait rentré en Russie par la suite.

Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que l'enquête du parquet néerlandais sur la catastrophe du Boeing 777 de la Malaysia Airlines dans le ciel du Donbass était motivée politiquement et n'était pas objective car elle ne se basait que sur des données fournies par Kiev.

Le Boeing 777 de Malaysia Airlines reliant Amsterdam à Kuala Lumpur s'est écrasé le 17 juillet 2014 avec 298 personnes à son bord, alors qu'il assurait la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur, sans laisser de survivant. Parmi les victimes de la tragédie figuraient 193 ressortissants néerlandais.

Les autorités de Kiev ont par la suite accusé les insurgés d'avoir abattu l'avion à l'aide d'un système de missiles Bouk. Pour leur part, ces derniers démentent toute implication dans la catastrophe. Le consortium russe Almaz-Anteï, producteur des missiles sol-air Bouk, a mené sa propre enquête sur la catastrophe du Boeing 777 (vol MH17) en Ukraine, en organisant une expérience grandeur nature. Le groupe a fait exploser l'ogive d'un Bouk près d'un Boeing retiré du service, dans l'espoir de déterminer les circonstances du crash. Le consortium a en outre conclu que le Boeing avait été abattu par un missile 9M38-M1 du système Bouk-M1, arme dont l'armée ukrainienne est dotée.

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Crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines en Ukraine (335)

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enquête, MH17, crash d'avion, Pays-Bas, Ukraine, Russie
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