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Mort en direct: des écoliers russes tirent sur un fourgon de police

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Ces jeunes gens ont apparemment voulu incarner à la fois l'histoire de Bonny et Clyde et celle de Romeo et Juliette: ils ont tiré sur une voiture de police depuis une fenêtre pour finalement se suicider. Le drame a été filmé en vidéo et diffusé en ligne par les écoliers eux-mêmes.

Un jeune homme, Denis, et sa petite-amie Katya, tous deux habitants de la ville russe de Pskov (frontière avec l'Estonie) et âgés de 15 ans, ont diffusé en direct leurs tirs contre un fourgon de police. Avant de se suicider, ils ont posté des messages d'adieu sur les réseaux sociaux, adressés à leurs proches et amis. À l'heure où les motifs des jeunes gens restent encore à clarifier, voilà les détails de l'histoire connus jusqu'ici.

Lundi dans l'après-midi, des policiers ont reçu un appel concernant des tirs provenant d'un immeuble résidentiel dans la ville de Pskov. Dès leur arrivée sur place, les policiers ont été obligés de se mettre à couvert car les deux écoliers s'étaient barricadés à l'intérieur du bâtiment et ont ouvert le feu.

Les négociations ont duré des heures et des heures. Quand enfin les policiers ont cru avoir réussi à convaincre les jeunes de rendre les armes et ont pénétré dans l'immeuble, ils ont trouvé Denis et Katya morts, probablement par suicide si l'on en croit la version préliminaire.

Avant de s'enlever la vie, les adolescents ont pris soin de diffuser chacune de leur action en direct. Par exemple, sur cette vidéo postée sur la page Instagram de Denis, on voit le jeune homme, le fusil dans les mains, dire en riant « Voilà, tout le monde, les dernières minutes de la vie » puis tirer deux fois sur un fourgon de police garé près de l'immeuble.

Les forces de sécurité ont encerclé les lieux afin de garantir la sécurité des habitants, et ce, alors que les adolescents, parfaitement calmes, continuaient de diffuser leur activité en direct.

« Il y a là les forces spéciales, et beaucoup, en gilets pare-balles et avec des armes automatiques, et nous allons vraisemblablement nous suicider maintenant », dit calmement le garçon dans la vidéo.

« Ce qui est le plus cool, c'est qu'on ne blague pas », ajoute la jeune fille. « Elles (les forces spéciales, ndlr) ont encerclé l'immeuble. »

« Et maintenant ça va être vicieux », poursuit Denis.

Pour sa part, ce n'est pas la crainte d'être détecté qui préoccupe la jeune fille:

« Nous avons fait notre choix. Et à cause de ce choix nous allons nous perdre l'un l'autre. »

Bien que les identités des mineurs aient été établies, leurs motifs restent, eux, toujours dans l'ombre. Selon l'une des versions, Denis et Katya se seraient disputés avec la mère et la grand-mère de cette dernière et la querelle s'était soldée tragiquement : Denis aurait « accidentellement » tiré sur la hanche de la mère. Ensuite, les adolescents se seraient barricadés, emportant avec eux le fusil et des munitions. Puis la police a été appelée sur les lieux.

En appui de la thèse du suicide, ce message de Denis sur le réseau social russe VKontakte, où il écrit: « Je vous ai tous aimés. Mais vous avez gâché ma vie et ma psyché, sans même le remarquer. Adieu à vous tous, mes amis, mes connaissances, ma famille. Ne vous inquiétez pas, je vais partir avec style. »

Selon certains médias, les adolescents avaient eu des problèmes avec les autorités, de qui ils s'étaient présumément enfuis de nombreuses fois. Dans la vidéo, le garçon explique: « Si nous ne nous rendons pas, nous allons mourir. Mais si nous nous rendons, nous ne nous reverrons pas l'un l'autre. » On peut également entendre la fille affirmer: « Nous n'avons aucune autre option. »

La police est en train de travailler avec les familles des mineurs afin de retracer le déroulement de la tragédie.

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Tags:
décès, écoliers, adolescents, vidéo, suicide, réseaux sociaux, tirs, police, Russie
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