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    Russie: un aimant qui attire l’argent

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    Russie
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    Les haineux vont haïr. Mais le fait de ne pas vouloir investir en Russie pourrait s’avérer improductif. Beaucoup s’en rendent compte et ne le regrettent pas.

    Les investisseurs étrangers doivent revenir en Russie et privilégier ce marché, écrit Kenneth Rapoza, expert de Forbes. Selon lui, la Russie est actuellement le marché émergent le plus populaire en termes d'afflux d'investissements étrangers.

    « La Russie dispose d'un plus grand portefeuille d'investissements étrangers que tout autre marché émergent. Plus que la Chine. Plus que l'Inde, le Brésil et le Mexique », signale l'expert.

    Selon Kenneth Rapoza, cette année, il y a déjà un afflux de 472 millions de dollars dans les actions russes, contre 837 millions de dollars l'année dernière. C'est pourquoi il est improductif de détester le marché russe. D'autant plus que la Russie est devenue le premier producteur mondial d'hydrocarbures, devançant l'Arabie saoudite, et que la nouvelle administration américaine donne des signaux sur la fin de l'animosité anti-russe.

    Il ne faut pas croire que le marché russe n'était pas intéressant pour les investisseurs étrangers ces dernières années, en raison de certains indicateurs économiques, et que maintenant cet intérêt a rebondi, estime Natalia Orlova,

    « Le pays a été, en effet, sous-estimé ces deux dernières années, essentiellement à cause des sanctions et de l'incertitude au sujet des risques géopolitiques, et non pas en raison de certains indicateurs économiques », signale Mme Orlova.

    À l'heure actuelle, la situation change. Le comportement des investisseurs et leur attitude envers la Russie se sont notablement améliorés sur fond de la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine.

    « Sous l'administration américaine précédente, une menace d'escalade planait constamment sur les relations, et les investisseurs n'avaient pas confiance dans l'avenir », note Natalia Orlova.

    Maintenant, il est clair que même si les sanctions ne sont pas levées, il ne faudra pas s'attendre à leur durcissement.

    Mikhaïl Trofimov de la société d'investissement UCP donne raison à Natalia Orlova, signalant que cet intérêt pour le marché russe est tout à fait justifié.

    « Les investisseurs occidentaux penchent davantage pour l'idée que le paroxysme de la tension géopolitique entre les États-Unis et la Russie est chose du passé et que les relations entre les deux pays seront plus pragmatiques », estime-t-il.

    Il confirme que la Russie s'est placée première en termes d'afflux d'investissements étrangers parmi les pays émergents, mais reconnaît cependant que le marché des valeurs russes demeure le plus sous-estimé parmi les pays des Brics.

    « Le gros des investissements a été placé dans les obligations d'État russes en raison de leur taux d'intérêt très attrayant, et le marché des valeurs n'a bénéficié que d'une part du flux total », constate M. Trofimov.

    Il n'est pas cependant à exclure que cette année, la partie majeure des capitaux étrangers visera juste le marché des actions.

    « Un carry-trade (spéculation sur taux d'intérêt) favorable profite actuellement aux actions et obligations russes et l'argent chaud afflue en Russie », explique Denis Gorev, gérant d'actifs de la société General Invest.

    Kenneth Rapoza estime cependant que cette année l'afflux de capitaux en Russie sera plutôt une anomalie et non pas une tendance durable. Mikhaïl Trofimov n'est pas d'accord et ne voit rien d'anormal dans l'afflux de capitaux.

    « Dans le contexte des taux zéro et des risques croissants sur les marchés occidentaux, la Russie est très attrayante pour les investissements en raison du bas coût des actifs », indique Mikhaïl Trofimov.

    Denis Gorev avertit que les cours du pétrole et la politique resteront les facteurs clés déterminant la conduite des investisseurs. Si le baril se maintient à hauteur de 55-60 dollars et que les sanctions sont allégées, la tendance à la croissance des investissements en Russie se poursuivra.

    « Si la situation change, nous serons les témoins de sérieuses corrections suite au reflux de cet argent chaud », redoute Denis Gorev.

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    Tags:
    investissements, Forbes, Kenneth Rapoza, Russie
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