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    Evgeny Ches

    Des dinosaures et des animaux sauvages en pleine forêt russe (photos)

    © Photo. Evgeny Ches
    Russie
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    Maria Balareva
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    Les graffitis sont depuis longtemps devenus des éléments majeurs de l’art urbain. Pourtant, ce jeune artiste russe a décidé de les transférer dans un environnement complètement inhabituel. Evgeny Ches raconte à Sputnik comment il a réussi à peupler les forêts russes avec des créatures qui donnent des frissons et quel est le lien avec la France.

    Lorsque l'artiste russe Evgeny Ches a vu sur Internet des vidéos montrant deux artistes français, Astro et Kanos, mettre en place dans des villes européennes une nouvelle forme de graffiti, à savoir des cellograffiti [peints sur un film plastique, ndlr], il a compris qu'il voulait essayer aussi, mais en le transposant dans un contexte absolument différent, raconte le peintre dans une interview accordée à Sputnik.

    Evgeny Ches a ainsi «peuplé» des forêts russes avec ses œuvres en cellograffiti qui représentent des animaux tellement réalistes qu'ils sont capables de donner des frissons aux passants.

    Quand l'art urbain est placé dans des conditions inhabituelles

    Même si l'expérience des peintres français a servie à Evgeny comme source d'inspiration, il confie avoir décidé d'inventer une autre chose.

    «C'est comme ça que j'ai fait ma première œuvre dans la nature, en tirant un film plastique entre des arbres. Je voulais obtenir des résultats intéressants sur les photos, où l'art urbain est placé dans un espace inhabituel».

    L'artiste estime qu'il voudrait bien se rendre en France, non seulement à des fins touristiques, mais aussi pour communiquer avec des artistes et, bien sûr, pour peindre.

    Effets négatifs ou positifs sur l'environnement?

    Parmi les multiples réactions à ses œuvres innovatrices, en dehors de ses admirateurs, il y a aussi ceux qui trouvent des raisons pour exprimer leur mécontentement et qui dénoncent d'éventuelles conséquences sur l'environnement. Evgeny s'explique à ce sujet:

    «Je laisse pas mes œuvres dans la nature pour longtemps. En outre, ceux qui laissent des commentaires mécontents, utilisent eux-mêmes des bouteilles en plastique et d'autres objets difficiles à recycler. Ils préfèrent s'exprimer sur Internet, plutôt que faire quelques chose de réel pour la protection de l'environnement».

    De plus, Evgeny confie que quand il travaille dans les forêts, il enlève toujours par la suite la cellophane, même si, en réalité, on pourrait garder ses dessins pendant longtemps:

    «À Bali, j'ai fait un masterclass à la AllCaps Gallery et ils ont gardé le dessin pendant un mois. Donc, si on en a envie, on peut contempler des dessins similaires pendant longtemps.»

    Questions pratiques sur le cellograffiti

    «Il faut toujours apprendre, si t'as envie de peindre, mais on n'a pas besoin de compétences particulières pour tirer la cellophane», ironise Evgeny.

    L'artiste innovateur ne nie pas qu'il y a certainement une différence entre peindre sur un mur et sur la cellophane:

    «J'utilise du spray et parfois des pinceaux pour les petits détails. Ce qui importe, c'est que la surface de la cellophane est différente de celle d'un mur et a ses propres particularités.»

     

    Evgeny Ches a d'autres projets à part son activité liée au cellograffiti, comme la vente de ses peintures, la mise en place d'expositions et d'événements liés à l'art contemporain, ainsi que la collaboration avec des marques populaires. Il explique que le cellograffiti est toujours comme un projet en plus pour les artistes, mais cette forme d'art inaugurée en Russie par lui, a quand même gagné en popularité auprès d'autres artistes.

     

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    Tags:
    art contemporain, peintre, plastique, graffiti, forêt, peinture, artistes, art, Russie
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