Russie
URL courte
1100
S'abonner

Érigés à la gloire de l’époque soviétique, les sept gratte-ciel staliniens dominent l’horizon du ciel moscovite en surprenant ses visiteurs par leur splendeur et leur grandeur. Nombreux sont les mythes et les légendes qui entourent les sept sœurs de Moscou et voici les plus remarquables!

Les gratte-ciel staliniens de Moscou représentent un ensemble de sept gratte-ciel que le chef soviétique a ordonné de construire dans les années 1940 dans le but de transformer Moscou en capital du prolétariat mondial.

Ainsi, les sœurs sont sept: deux ministères (le ministère des Affaires étrangères, le ministère des Industries lourdes), deux immeubles d'habitation (sur la Place Koudrine et sur la berge Kotelnitcheskaïa), l'Université d'État Lomonossov de Moscou, deux hôtels (Radisson Royal Hotel Moscow, ex-hôtel «Ukraine», et l'hôtel «Leningradskaïa»).

  • Hilton Moscow Leningradskaya Hotel
    Hilton Moscow Leningradskaya Hotel
    © Sputnik . Maxime Blinov
  • Gratte-ciel sur la berge Kotelnitcheskaïa
    Gratte-ciel sur la berge Kotelnitcheskaïa
    © Sputnik . Maxime Blinov
  • Le ministère russe des Affaires étrangères
    Le ministère russe des Affaires étrangères
    © Sputnik . Natalia Seliverstova
  • l'Université d'État Lomonossov de Moscou
    l'Université d'État Lomonossov de Moscou
    © Sputnik . Maxim Blinov
  • Le gratte-ciel stalinien sur la Place Koudrine derrière la Maison du gouvernement de Russie
    Le gratte-ciel stalinien sur la Place Koudrine derrière la Maison du gouvernement de Russie
    © Sputnik . Vladimir Astapkovitch
  • le ministère des Industries lourdes
    le ministère des Industries lourdes
    © Sputnik . Alexandre Poliakov
  • Radisson Royal Moscow (ex-l'Ukraine)
    Radisson Royal Moscow (ex-"l'Ukraine")
    © Sputnik . Maxime Blinov
1 / 7
© Sputnik . Maxime Blinov
Hilton Moscow Leningradskaya Hotel

Le même jour

Tous les gratte-ciel staliniens ont commencé à être construits le même jour, le 7 septembre 1947, jour du 800ème anniversaire de la capitale. Selon Staline, c'était très symbolique.

Le premier gratte-ciel a été achevé en 1949, suivi tous les trois à cinq ans par un nouveau. Il était initialement prévu d'en construire huit, mais la dernière, la plus grande pour abriter le Palais des Soviets, ne put être achevée du fait du décès de Staline.

Les légendes autour des sept sœurs sont apparues autour de l'idée même de leur construction jusqu'à la représentation de symboles anciens — maçonniques, païens et chrétiens sur les façades. La première pierre a été déposée à 13 heures pile: selon les prévisions astrologiques, cette date et cette heure promettaient aux bâtiments une énergie de puissance spéciale.

Les sœurs pour donner naissance à une Moscou du futur

Les légendes urbaines disent que les gratte-ciel de Moscou sont seulement une partie du rêve de Staline d'une ville de l'avenir, avec des complexes résidentiels et administratifs majestueux, tous faits dans le style des sept sœurs. Ces légendes sont confirmées par des projets de différents architectes.

Le dirigeant soviétique voulait faire de Moscou une ville du futur, et après cela, toutes les autres villes auraient pris une apparence similaire. Ainsi, l'expression «gratte-ciel stalinien» aurait pu devenir populaire dans le monde entier et personnifier toute la force et le pouvoir de l'Union soviétique.

Une statue gigantesque de Staline pour couronner le bâtiment de l'Université

Dans l'un des projets, le bâtiment de l'Université d'État de Moscou devait être couronné par une statue au lieu de la flèche actuelle, soit celle de Lomonossov, soit de Staline. Les étudiants racontent encore la légende de la statue de bronze du dirigeant, emmurée dans le sous-sol du bâtiment. En fait, le projet a été simplement retravaillé, la statue a été remplacée par une flèche, et la statue du scientifique russe, considérablement réduite en taille, a été placée en guise de monument près des murs de l'Université.

l'Université d'État Lomonossov de Moscou
© Sputnik . Ramil Sitdikov
l'Université d'État Lomonossov de Moscou

La flèche du bâtiment principal de l'Université d'État de Moscou n'est pas dorée: elle et l'étoile sont faites de verre jaune, qui est composé d'aluminium à l'intérieur.

Pas de flèches initialement

Les projets initiaux ne prévoyaient pas de flèches. On dit qu'un jour, Staline a vu le bâtiment presque achevé du ministère des Affaires étrangères sans flèche. Furieux, il a ordonné de le finir immédiatement. L'ordre a été exécuté, mais il a fallu procéder à un changement dans la disposition des cinq étages supérieurs. Cela était probablement dû au fait que sous cette forme, le bâtiment aurait perdu sa forme pyramidale.

Le bâtiment du ministère des Affaires étrangères à Moscou
© Sputnik . Ekaterina Chesnokova
Le bâtiment du ministère des Affaires étrangères à Moscou

Le «Big Brother»

Certains histoires affirment qu'à l'ouverture de l'ambassade des États-Unis près de la station de métro Barrikadnaïa, les deux étages supérieurs du gratte-ciel sur la place Koudrinskaïa ont été occupés par des agents du KGB. De là, avec l'aide d'équipements spéciaux, le KGB aurait mis en place une écoute électronique et une surveillance des activités de «l'ennemi». 

Un gratte-ciel hanté

Le bâtiment du ministère de l'Industrie lourde est très aimé par les parapsychologues et les amateurs de surnaturel, qui sont convaincus que le ministère est hanté par des fantômes.

L'une des plus célèbres histoires est celle d'un fantôme qui rit. La légende dit que c'était un petit fonctionnaire qui a travaillé dans ce ministère soviétique. Il a essayé de charmer la femme d'un responsable haut gradé et lui a raconté un jour sa plaisanterie politique préférée. La dame s'est mise à rire et l'a racontée à son mari, qui l'a peu appréciée. Ce dernier a envoyé de force le fonctionnaire dans un hôpital psychiatrique, où il est devenu fou. Le fantôme aurait alors décidé de s'installer dans le ministère.

La véritable main-d'œuvre derrière les gratte-ciel

Dans les archives déclassifiées du KGB — les services secrets soviétiques — on ne trouve pratiquement pas de photos du déroulement de la construction: il ne fallait pas afficher publiquement qu'ils avaient été construits par des prisonniers. Les résidents de ces édifices savaient très bien par qui et comment ces murs avaient été érigés, mais préféraient ne pas en parler.

Il existe une légende selon laquelle les étages supérieurs de l'hôtel «Ukraine» sont moins bien faits que les étages inférieurs: la flèche a été construite par des prisonniers et les patrons avaient peur de monter à une telle hauteur.

Un show de lumière à l'occasion de 60ème anniversaire de l'hôtel Ukraine
© Sputnik . Maxime Blinov
Un show de lumière à l'occasion de 60ème anniversaire de l'hôtel "Ukraine"

Encore une histoire qui contribue aux rumeurs d'une énergie «sombre» autour des sœurs staliniennes: dans l'Université d'État de Moscou et l'immeuble d'habitation sur la berge Kotelnitcheskaïa, les corps de plusieurs prisonniers auraient été emmurés. D'où vient cette rumeur? Selon la technologie de construction des gratte-ciel empruntée aux Américains, un grand nombre d'espaces vides devaient se trouver à l'intérieur des murs. En raison du vent, plusieurs locataires et étudiants pensent que ce sont les cris de ces âmes perdues.

Lire aussi:

Cinq morts, dont un enfant, et des blessés en Allemagne où une voiture a foncé sur des piétons - images
Ces armes russes qui font de l’Algérie une puissance militaire régionale
Cette photo prise dans une unité Covid-19 devient virale
Macron indique à quelle période aura lieu la première campagne de vaccination en France
Tags:
gratte-ciel, Université d'Etat Lomonossov de Moscou (MGU), Joseph Staline, Russie, Moscou
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook