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    Alexandre (gauche) et Arthur Boulenger (droite) à Vladivostok

    Brèves leçons de «briser la glace» en Russie de deux Français voyageant en Lada Niva

    © Photo. LadaTrip
    Russie
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    Ekaterina Yanson
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    De Vladivostok à Moscou - voilà, les Français Arthur et Alexandre Boulenger ont pris une Lada Niva, un tout-terrain russe, et sont partis pour un long et excitant voyage. Interrogés par Sputnik, ils ont parlé des «Russes bienveillants» après que la glace est brisée et de la «Russie surprenante» qui étonne par sa diversité, complexité et immensité.

    Peu après la Coupe du Monde en Russie, Arthur et Alexandre Boulenger se sont lancés dans l'aventure afin de découvrir la Russie sous un jour inexploré. Ville après ville, commençant par l'Extrême-Orient, ces deux Français prennent facilement contact avec les Russes et sont déterminés à déchiffrer la Russie malgré son immensité et sa complexité.

    Le voyage, prévoyant de relier Vladivostok à Moscou en Lada Niva, automobile tout-terrain de production russe, leur a déjà permis d'explorer les villes de Vladivostok et de Khabarovsk et de conclure que la Russie était «pour le moins surprenante», ainsi que de tirer de nombreuses autres conclusions dont ils ont fait part à Sputnik.

    Des découvertes sur le peuple russe

    «Il est vrai que les Russes ne sourient pas autant que les Européens, mais seulement au premier abord. Une fois la glace brisée, ils deviennent très amicaux», a confié Arthur.

    Alexandre et Arthur avouent avoir reçu une «hospitalité inespérée»: «les gens sont touchés que des Européens s'intéressent à leur nation, à leur territoire au-delà des métropoles de l'ouest, et souhaitent que nous ayons la meilleure expérience possible, et que nous la relayons auprès de notre entourage de retour en Europe», constatent-ils.

    En même temps, contrastant avec la bienveillance de certains (leur concessionnaire Lada ou leurs hôtes), la nonchalance d'autres a été aussi parfois apercevable, par exemple, sur les aires d'autoroutes ou parmi les habitants des villes isolées de l'Extrême-Orient russe, se rappellent-ils. Ils ont également observé de la retenue (ou dévouement?) chez des serveurs et serveuses qui leur ont paru «froids et transactionnels».

    «Dans l'ensemble, les Russes sont chaleureux et veulent montrer la Russie sous leur meilleur jour», estime Alexandre, ajoutant que «Du côté des "Russes bienveillants", il y a une grande curiosité à notre égard. On nous pose beaucoup de questions sur notre origine, les raisons de notre voyage, et ce qui revient surtout c'est: "pourquoi une Niva?". Nous leur expliquons donc que nous aimons beaucoup cette voiture russe des plus authentiques. Elle nous permet de nous fondre dans la masse, de nous sentir plus proches des locaux».

    • Monument consacré à la route Moscou-Vladivostok entre les villes de Khabarovsk et de Svobodny
      Monument consacré à la route Moscou-Vladivostok entre les villes de Khabarovsk et de Svobodny
      © Photo. LadaTrip
    • Khabarovsk dans la nuit
      Khabarovsk dans la nuit
      © Photo. LadaTrip
    • Arthur et Alexandre avec leur connaissance russe
      Arthur et Alexandre avec leur connaissance russe
      © Photo. LadaTrip
    • Périple d'Arthur et Alexandre dans l'Extrême-Orient russe
      Périple d'Arthur et Alexandre dans l'Extrême-Orient russe
      © Photo. LadaTrip
    • Un bâtiment typique en Russie qui reflète, selon ces deux Français, une «atmosphère post-soviétique». Entre les villes de Svobodny et de Chimanovsk
      Un bâtiment typique en Russie qui reflète, selon ces deux Français, une «atmosphère post-soviétique». Entre les villes de Svobodny et de Chimanovsk
      © Photo. LadaTrip
    • Une Lada Niva qui leur permet de «se fondre dans la masse, de se sentir plus proches des locaux»
      Une Lada Niva qui leur permet de «se fondre dans la masse, de se sentir plus proches des locaux»
      © Photo. LadaTrip
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    © Photo. LadaTrip
    Monument consacré à la route Moscou-Vladivostok entre les villes de Khabarovsk et de Svobodny

    De plus, il y a une forme de politesse et de respect sur la route qu'ils ont particulièrement appréciée: «Les véhicules plus lents se mettent sur le côté pour laisser passer les plus rapides, ces derniers les remerciant en allumant leurs feux de détresse pendant quelques secondes».

    En somme, leur expérience en Russie leur a appris la nécessité de briser la glace: «Une fois cette barrière franchie, les Russes sont accueillants, amicaux et bienveillants», assurent-ils.

    Qu'en est-il de la prétendue dangerosité de la Russie?

    Globalement, lorsqu'on essaye de récolter des informations sur la Russie, on trouve des sources contradictoires et il est difficile de se forger une opinion, souligne Arthur. Il propose de prendre l'exemple de la route qui relie Khabarovsk à Tchita. Avant d'entamer leur LadaTrip, les deux voyageurs ont entendu dire qu'elle pouvait être dangereuse, qu'il arrivait que des voitures se fassent braquer — mais ils ont aussi entendu que les problèmes relevaient du passé. Comment ont-ils vécu cette portion de la route?

    «Nous avons fait la route paisiblement, mais avons tout de même remarqué la présence d'un garde armé à chaque station-service. Nous pensons que la Russie a beaucoup changé ces dernières années. Finalement, il faut aller à l'aventure, oser, et rester en alerte», résument les interlocuteurs de Sputnik.

    Une station-service entre les villes de Chimanovsk et de Tchita
    © Photo. LadaTrip
    Une station-service entre les villes de Chimanovsk et de Tchita

    Vladivostok et Khabarovsk: entre «diversité vue nulle part ailleurs» et «dynamisme»

    Dans les villes visitées, Alexandre et Arthur ont pointé deux choses principales qui leur ont sauté aux yeux dès les premiers instants.

    À Vladivostok, c'est la «diversité ethnique et culturelle de la ville vue nulle part ailleurs», une «cohabitation entre les Russes caucasiens, les populations originaire d'Asie de l'Est (Chinois, Coréens) et les migrants économiques d'Asie centrale»:

    «La meilleure vitrine sur cette diversité est très certainement le marché-bazar à la périphérie de la ville. Pour l'anecdote, Alexandre et moi y avons négocié en plusieurs langues alors que nous faisions nos achats: mandarin [pour Alex, ndlr] et russe [pour Arthur, ndlr]. Et parfois, nos interlocuteurs nous ont répondu avec un mélange des deux langues», racontent-ils.

    La ville de Khabarovsk leur a de son côté réservé une «agréable surprise»: son dynamisme. «Pour l'anecdote, on peut observer sur le billet de 5.000 roubles les deux monuments caractérisant la ville. Nous devons aussi ici mentionner notre intrépide hôte CouchSurfing, qui nous a fait découvrir des lieux cachés et bars très folkloriques».

    Pour le moment, ils ont découvert la diversité naturelle et urbaine de l'Extrême-Orient et de la Sibérie de l'est.

    «Les paysages sont absolument splendides, luxuriants dans l'ensemble, très variés. Nous avons vu des panoramas évoquant l'idée qu'on se fait de la savane, et un peu plus loin des forêts à perte de vue. En particulier, la route menant à Tchita [depuis Khabarovsk encore plus à l'est, ndlr] est grandiose: on peut imaginer une simple voie à double sens, à perte de vue, entourée de part et d'autres d'un océan de conifères gorgeant les vallées se succédant».

    Concernant les villes, les voyageurs constatent «l'atmosphère post-soviétique» omniprésente:

    «On pourrait la qualifier d'une imposante beauté urbaine, mélancolique d'un passé glorieux», concluent les Français.

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