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    Les vedettes blindées ukrainiennes Berdiansk et Nikopol (à gauche) et le remorqueur Yany Kapu à Kertch

    L’incident de Kertch «encouragé depuis Outre-Atlantique», selon un sénateur russe

    Service de presse du département de la frontière du FSB russe pour la Crimée
    Russie
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    La provocation de Kertch «encouragée» par les États-Unis viserait à inciter les pays européens à abandonner le projet Nord Stream 2, estime le sénateur russe Konstantin Kossatchev. Il a mis en avant la pression à laquelle les pays qui y participaient faisaient face.

    Le président de la commission des Affaires étrangères du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe), Konstantin Kossatchev, n'exclut pas que la provocation survenue dans le détroit de Kertch soit liée à l'intention des États-Unis d'entraver le projet Nord Stream 2. Selon lui, la pression exercée sur les pays européens qui y participent ne fera qu'augmenter.

    «Il n'est pas exclu que la provocation de Kertch par Kiev, après laquelle et comme sur ordre, les attaques contre Nord Stream 2 se sont intensifiées parmi les pays européens, ait été aussi directement encouragée depuis Outre-Atlantique», a-t-il déclaré à Sputnik.

    Selon lui, les pays qui persisteront dans leurs efforts à mettre ce projet en œuvre peuvent s'attendre «à de nouveaux incidents» visant à les pousser à l'abandonner.

    «On ne sait pas si cela peut être une nouvelle offensive dans le Donbass ou quelque chose d'autre comme une attaque chimique "montée" en Syrie, mais il n'est pas totalement exclu qu'il y ait des victimes», a-t-il ajouté.

    Lundi, le secrétaire adjoint des États-Unis pour les ressources énergétiques, Francis Fannon, a déclaré que le projet du gazoduc Nord Stream 2 menaçait la sécurité énergétique européenne. Il a appelé les pays européens qui y participaient à «agir sur la base de leurs valeurs communes».

    Le projet Nord Stream 2 prévoit la construction de deux conduites longues de 1.200 km, reliant le littoral russe à l'Allemagne en passant par la mer Baltique. Sa capacité totale sera de 55 milliards de mètres cubes par an. Le coût du projet s'élève à près de 10 milliards d'euros. Le gazoduc devrait être mis en service d'ici la fin 2019. Début novembre, le groupe Nord Stream 2 AG a annoncé avoir posé 200 kilomètres de gazoduc au fond de la mer Baltique. Plusieurs pays s'opposent au projet, dont les États-Unis qui ont plusieurs fois demandé aux pays européens de ne pas participer au projet Nord Stream 2, brandissant la menace de sanctions à leur égard.

    Trois navires de la Marine ukrainienne ont violé dans la matinée du 25 novembre la frontière russe de la côte de la mer Noire, près du détroit de Kertch. Selon le département du FSB pour la Crimée, ils effectuaient des manœuvres dangereuses et refusaient d'obtempérer aux ordres des garde-côtes. Vers 19h00, heure de Moscou (17h00, heure de Paris), les vaisseaux ont entrepris une nouvelle tentative pour effectuer des actions illégales dans les eaux territoriales russes. Les garde-côtes russes ont alors eu recours aux armes pour les arrêter. Trois militaires ukrainiens ont été blessés, puis ont reçu des soins médicaux, leurs jours ne sont pas en danger. La Russie a qualifié l'incident de «provocation» et a ouvert une enquête pour violation de sa frontière.

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    provocation, gazoduc, Nord Stream 2, Conseil de la Fédération, Konstantin Kossatchev, Kertch, Russie
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