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Malgré l’image controversée de la Crimée qu’impose l’Occident depuis le rattachement de la péninsule à la Russie, un photographe français, Dimitri Lett, l’a visitée. Dans un entretien à Sputnik, l’auteur de ce voyage, attendu depuis longtemps, appelle ses concitoyens à s’y rendre.

Un vaste héritage tatar, une riviera russe, une petite Jérusalem, tout ceci offre des paysages splendides. Un photographe et voyageur français, Dimitri Lett, confie dans une interview à Sputnik ses impressions à la suite de son voyage en Crimée, destination qui l'attirait depuis des années:

«J'ai l'habitude d'aller à l'encontre de ce que j'entends, dépasser les clichés», a estimé l'interlocuteur de l'agence répondant à la question de savoir si la médiatisation en France de la crise en Crimée ne l'a pas fait hésiter. Et de poursuivre:

«J'avoue avoir passé de supers moments là-bas. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité. Les gens avaient l'air en paix. Ils ont juste envie de vivre tranquille. Au-delà des jeux et des décisions des élus que tout le monde subit à travers le monde.»

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Palais Vorontsov

En réalité, son souhait de visiter la Crimée a pris forme lorsque Dimitri a regardé une émission télévisée «Faut pas rêver» des années 1990. L'épisode était alors consacré à la péninsule criméenne. Depuis, il a poussé ses recherches, «lu des articles sur la riviera russe, les palais, les anciennes civilisations, les Tatars».

«Cela faisait quatre ans que j'envisageais d'y aller», estime le photographe ajoutant que la crise en Crimée n'a pas perturbé ses projets de s'y rendre à tout prix: «Puis le conflit est arrivé. J'ai donc pris mon mal en patience. Je me suis tenu informé.»

Mont Aï Petri
Mont Aï Petri

C'est alors qu'il a fait une rencontre qui a tout décidé:

«Quand la situation s'est stabilisée j'ai eu la chance de rencontrer une amie danseuse, originaire de la région, dont la cousine vit sur place et est guide touristique. On a monté un programme ensemble et elle nous a été d'une aide précieuse.»

Sentier de Golitsyn
Sentier de Golitsyn

En route pour la Crimée, une escale à Moscou leur a servi de bonus que les voyageurs ont littéralement «adoré», surtout «la taille de la ville et le Kremlin et ses églises, […] Saint-Basile-le-Bienheureux sur la place Rouge! Magnifique!»

Quant au périple à travers toute la presqu'île, c'est ses multiples facettes et sa richesse historique qui ont été les plus remarquables:

«En Crimée, l'héritage tatar dans la vallée de Bakhchisaray, Eupatoria, la petite jérusalem, les karaïtes que je ne connaissais pas et les palais de Yalta avec Aï Petri dominant majestueusement» ont impressionné Dimitri qui se remémore les moments-clés de leur long voyage.

Une église à Eupatoria
Une église à Eupatoria

Somme tout, après cette aventure, Dimitri Lett a toutes les raisons du monde pour dire aux Français qui hésitent encore qu'ils doivent se rendre en Crimée à n'importe quel prix: «Allez-y!» Mais, côté conseil, il est recommandé de prendre contact avec un guide russophone.

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Tags:
Français, voyages, Yalta, Crimée, France, Russie
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