Ecoutez Radio Sputnik
    Station spatiale internationale

    La Russie répond au problème des «débris spatiaux» par un satellite autodestructeur

    © Photo. NASA/Roscosmos
    Russie
    URL courte
    6350
    S'abonner

    Fin juin dernier, l’agence Roskosmos a breveté un satellite capable de s’autodétruire à la fin de sa durée de fonctionnement, offrant ainsi une solution au problème des débris spatiaux.

    Fin juin dernier, l’agence Roskosmos a obtenu un brevet pour l’invention d’un satellite capable de s’autodétruire à la fin de sa durée de fonctionnement.

    Un brevet déposé auprès du Service fédéral de la propriété intellectuelle (Rospatent) prévoit que le signal pour l’autodestruction sera envoyé depuis la Terre si l’exploitation d’un satellite touche à sa fin ou si ce dernier est tombé en panne.

    Le satellite doit «s’évaporer» sous l’effet de facteurs spatiaux, incluant la chaleur, ce qui implique sa construction avec des matériaux qui sont en mesure de passer directement de l’état solide à l’état gazeux, sans passer par l’état liquide.

    Débris spatiaux

    L’utilisation de tels satellites devra contribuer à résoudre le problème des débris spatiaux. Sans quoi, dans 100 ou 200 ans, l’exploration spatiale pourrait être bloquée par une orbite circumterrestre encombrée de fragments d’appareils hors d’usage.

    Selon les estimations de la Nasa, 19.404 objets artificiels évoluaient sur orbite au 1er avril dernier. Selon le ministère russe de la Défense, au 1er janvier 2019 il y avait sur orbite plus de 16.000 objets dont 13% seulement étaient des satellites en exploitations,  les 87% restants constituant des débris. Roskosmos parle de 600.000 à 700.000 fragments spatiaux de plus d’un centimètre de diamètre.

    Comme annoncé précédemment, des chercheurs russes et leurs collègues étrangers envisagent l’idée d’installer sur l’ISS un laser destiné à désintégrer les débris empêchant le vol de la station.

    Tags:
    satellite, ISS, Holding spatial russe Roscosmos, Russie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik