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Un des concepteurs du vaccin russe contre le Covid-19 a donné plus de détails à Sputnik sur le test élaboré dans le même Institut Gamaleïa. Ce test identifie les anticorps «les plus combattants» chez les convalescents pour ensuite utiliser leur plasma pour soigner les cas graves de la maladie.

Alors que le nombre de personnes malades du Covid-19 dans le monde s’approche de la barre des 22 millions, le premier vaccin élaboré par les scientifiques russes a été enregistré le 11 août.

Mais l’avancement dans la création de tests de plus en plus efficaces et sensibles est toujours d’actualité. Denis Logounov, directeur adjoint au travail scientifique du Centre Gamaleïa, explique à Sputnik la spécificité du test créé par ses collègues.

Soigner les cas graves avec le plasma des convalescents

Dès avril, les scientifiques du Centre Gamaleïa ont partagé dans la presse leur découverte, à savoir que pas tous les anticorps dans le plasma des convalescents pouvaient être efficaces pour intervenir et soigner les cas graves de la maladie, mais seulement 30% entre eux.

Depuis, les scientifiques du Centre ont essayé de créer un test qui pourrait identifier au plus vite ces anticorps «les plus combattants». D’après Denis Logounov, directeur adjoint au travail scientifique du Centre Gamaleïa, ce test est fondé sur la méthode immuno-enzymatique ELISA et développé par Dmitri Shchebliakov et son laboratoire:

«Le test est fondé sur la détermination des anticorps dirigés contre le domaine de liaison au récepteur de la protéine S du coronavirus. Le fait est que la majorité, l'écrasante majorité des anticorps neutralisant le virus, c'est-à-dire des anticorps directement capables d'inactiver le virus, sont destinés précisément à ce domaine de liaison au récepteur.»

La méthode ELISA est principalement utilisée en immunologie pour détecter la présence d'un anticorps ou d'un antigène dans un échantillon.

Donc, en utilisant ce test, il est possible de «déterminer avec une forte probabilité que le sérum sanguin a une activité de neutralisation virale simplement dans la réaction ELISA, sans expérimenter avec un virus vivant», affirme Denis Logounov.

«Ne pas perdre le donneur pendant cinq jours»

Dans le cas d’une maladie dans sa forme grave comme le Covid-19, chaque jour est compté, donc le but évident de tous les scientifiques est de gagner en efficacité en écourtant le temps nécessaire pour avoir le résultat. Le directeur adjoint au travail scientifique du Centre Gamaleïa affirme que leur test «simplifie grandement les choses».

«La réaction de neutralisation du virus doit être réglée en cinq jours et, en utilisant ce test, vous pouvez sélectionner des sérums hautement actifs ou, dans le cas d'une transfusion, du plasma hautement actif en une journée, voire en quelques heures dans les conditions de dépistage primaire. Vous pouvez conserver ce plasma rapidement, c'est-à-dire ne pas perdre le donneur pendant cinq jours.»

«Cela s'applique également à la vaccination»

L’équipe scientifique du Centre Gamaleïa avait travaillé en parallèle sur le test et sur le vaccin qui a été finalement enregistré en Russie le 11 août 2020. Denis Logounov explique pourquoi travailler sur le test et sur le vaccin est identique.

«Vous pouvez déjà tester des échantillons dans une réaction de neutralisation virale dans un laboratoire qui vous permet de travailler avec un virus vivant, et confirmer que ce plasma ou sérum est actif. Cela s'applique également à la vaccination, vous pouvez voir combien du pool total d'anticorps formés dans le corps sera actif en matière de neutralisation du virus.»

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