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Afin de préparer le forum Russie-Afrique 2022, le secrétariat de l’événement a été ouvert à Moscou le 9 septembre en présence d’un grand nombre d’ambassadeurs de pays africains en Russie et de Mikhaïl Bogdanov, vice-ministre russe des Affaires étrangères. Celui-ci a expliqué à Sputnik comment leur coopération a pu se poursuivre durant la pandémie.

Tout le milieu russo-africain de Moscou s’est réuni le 9 septembre pour l’ouverture du secrétariat du forum du partenariat Russie - Afrique. Un grand événement qui a permis de reparler de la coopération et du travail accompli depuis le premier sommet à Sotchi en 2019, et pour mettre en évidence la préparation d’un deuxième qui aura lieu en 2022, comme le confirment les organisateurs.

«La vie ne s’est pas arrêtée»

L’importance de l’événement a été soutenue par la présence d’un grand nombre d’ambassadeurs de pays africains en Russie et de Mikhaïl Bogdanov, vice-ministre russe des Affaires étrangères et représentant spécial du Président de la Fédération de Russie pour l’Afrique. En répondant à une question de Sputnik, M.Bogdanov a souligné que malgré la pandémie, le travail avec ses partenaires africains se poursuivait.

«La vie ne s’est pas arrêtée dès que la pandémie de Covid-19 a commencé. Nous sommes restés en contact étroit avec les dirigeants et les milieux économiques des pays africains. […] Honnêtement, au ministère des Affaires étrangères, nous n’avons senti aucune pause. Les formes de travail ont peut-être changé. Avant, nous nous déplacions plus souvent et nous nous rencontrions davantage. Toutefois, le nombre de documents et d’envois n’a pas diminué et a peut-être même augmenté. Le nombre de contacts vidéo, audio et téléphoniques a considérablement augmenté.»

Lavrov et la troïka africaine

Mikhaïl Bogdanov a mentionné que durant ces mois de restrictions, une rencontre des ministres des Affaires étrangères par visioconférence avait été organisée dans le cadre de la mise en place des mécanismes de coopération à l’issue du forum de Sotchi de 2019.

«J’entends par là des échanges au niveau des ministres, entre Sergueï Lavrov et ses homologues de la troïka africaine. Au cours de ces entretiens a été abordée et discutée plus concrètement et précisément la mise en place des projets dont il avait été question au sommet de Sotchi.»

Centrale nucléaire en Égypte et autres projets

Durant le sommet de Sotchi, selon les organisateurs, 92 contrats ont été signés en deux jours, le vice-ministre russe des Affaires étrangères se dit certain que le travail se poursuit même cette année en dépit de certaines restrictions.

«Je pense à la construction de la centrale nucléaire en Égypte, d’autres projets de construction d’infrastructures. […] Je pense aux contacts entre les ministères de la Santé et Rospotrebnadzor [Service fédéral de surveillance de la protection des droits des consommateurs et du bien-être humain], entre médecins russes et africains. Bien sûr, tous attendent les résultats des recherches que nos scientifiques mènent pour lutter contre le coronavirus et d’autres maladies. Vous savez qu’en Guinée, il y a des hôpitaux construits par nos spécialistes (je les ai moi-même visités) […], le ministère des Situations d’urgence a envoyé plusieurs avions avec de l’aide humanitaire parce que certains pays sont en proie à différentes catastrophes, des incendies, des inondations.»

Le prochain sommet aura lieu en 2022 et selon les organisateurs sa préparation est déjà en cours.

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