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Le refus de Recep Tayyip Erdogan de reconnaître la Crimée comme faisant partie de la Russie témoigne d’une absence de logique politique et met en évidence la perte de réalisme des autorités turques, selon le vice-Premier ministre criméen Gueorgui Mouradov.

Après que Recep Tayyip Erdogan a déclaré lors d'une conférence de presse commune avec le Président ukrainien Volodymyr Zelensky qu'Ankara ne reconnaissait pas l'appartenance de la Crimée à la Russie et qu'il se proposait de soutenir les Tatars de Crimée de concert avec Kiev, le vice-Premier ministre criméen Gueorgui Mouradov l'a accusé de manquer de logique politique.

«Ankara renonce, de fait, à soutenir les Tatars de Crimée résidant sur la péninsule en faveur d'une poignée de renégats qui ont abandonné leur peuple et se sont installés à Kiev. Cela signifie que les autorités turques ont perdu le sens des réalités et des repères politiques qui pourraient profiter à la Turquie dans la région», a-t-il déclaré à Sputnik.

Il a indiqué que grâce à la réunification de la Crimée avec la Russie les Tatars de Crimée avaient retrouvé leur langue officielle dont ils avaient été privés à l'époque ukrainienne, avaient reçu en propriété des mosquées, ce qui leur avait aussi été refusé à la même époque. Enfin la réunification a mis un terme à l'animosité entre les autres habitants de la péninsule alimentée depuis Kiev.

«À ce qu'il paraît, Ankara trouve que cela ne mérite pas d'attention et préférerait que la Crimée fasse partie d'une Ukraine qui se dégrade et est déchirée par le nationalisme. En l'absence de logique politique, cette position révèle d'autres projets peu dissimulés de la part de certains hommes politiques turcs peu prévoyants. Ces projets sont trop mal camouflés pour être secrets. L'histoire connaît de nombreux cas où ils ont connu le fiasco. Ils suscitent la déception des amis de la Turquie et des Turcs raisonnables», a déploré M.Mouradov.

Un choix définitif

Selon lui, Ankara doit comprendre que la Crimée a fait son choix définitif en se réunissant avec sa patrie historique.

La Turquie a maintes fois exprimé son refus de reconnaître la Crimée en tant que partie intégrante de la Russie. Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu avait déclaré cet été qu'Ankara se prononçait pour l'intégrité territoriale de l'Ukraine. En février dernier, Recep Tayyip Erdogan avait indiqué que la Turquie ne reconnaissait pas la réunification de la Crimée avec la Russie.

Les Tatars de Crimée ont fustigé ces prises de position d'Ankara. Le sénateur criméen Sergueï Tsekov a souligné que la Crimée n'avait pas besoin de la reconnaissance de son statut russe car pour les habitants de la péninsule la reconnaissance et le soutien de la part de la Russie étaient les plus essentiels.

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Recep Tayyip Erdogan, Russie, Crimée
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