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Pour mettre un terme à la censure des médias russes pratiquée par Google et Facebook, la Russie compte saisir la nouvelle représentante des médias auprès de l’OSCE. Un représentant permanent adjoint de la Russie auprès de cette institution a dénoncé la politique de ces entreprises qui «élimine les ressources exclusivement russes et pro-russes».

La Russie mobilisera l’attention de Teresa Ribeiro, nouvelle représentante des médias auprès de l’OSCE, sur l’élimination des médias russes par Google et Facebook, a déclaré ce lundi 14 décembre à Sputnik Maxime Bouïakevitch, représentant permanent adjoint de la Russie auprès de l’OSCE.

Il note qu’en 2021, la question du journalisme sera encore plus aiguë au sein de l’OSCE que cette année, car avec la nouvelle représentante pour la liberté des médias, «il reste encore un long chemin à parcourir sur un certain nombre de sujets».

Ainsi, il évoque «l’imposition totale et continue de la censure dans le segment de l’information numérique.»

«Nos partenaires occidentaux préfèrent se cacher derrière la politique éditoriale prétendument indépendante des monopoles d’Internet tels que Google, Facebook et autres. En réalité, leur politique éditoriale prétendument indépendante, par une étrange coïncidence, élimine les ressources exclusivement russes et prorusses du segment Internet, ainsi qu’en général, toutes les autres qui ne rentrent pas dans le point de vue officiel des États occidentaux», a déclaré Maxime Bouïakevitch.

Une politique critiquée

La politique de certaines entreprises Internet étrangères a été plusieurs fois dénoncée par la Russie. Le service russe chargé de la supervision dans le domaine des médias a accusé le 27 octobre les sociétés Internet américaines de pratiquer la censure à l’encontre des médias russes. Selon lui, une vingtaine de médias russes se voient censurés par Google (YouTube), Facebook et Twitter.

Lors du Ve forum des jeunes diplomates des BRICS, Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe, a dénoncé le 23 octobre la censure de Twitter et Facebook à l’encontre de médias russes.

Elle a avancé que la monopolisation de l’espace en ligne et l’absence de transparence informationnelle étaient l’un des principaux dangers dans le domaine du numérique. La Russie est confrontée à ce problème au jour le jour.

Les comptes de Sputnik et RT bloqués

Le 1er septembre, Facebook a annoncé avoir supprimé un groupe de 13 comptes et de deux pages liés à la Russie pour violation de ses règles portant sur la prévention de l’ingérence étrangère.

Fin septembre, Twitter a exclu des résultats de recherche le compte de RIA Novosti. Les internautes non abonnés ne peuvent plus trouver la page de l’agence ni en Russie ni ailleurs. Plus tôt, Twitter avait bloqué de la même façon les comptes de Sputnik et de RT.

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