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Friends for Leadership est un réseau qui rassemble depuis 2018 de jeunes leaders et entrepreneurs de plus de 102 pays durant le Forum de Saint-Pétersbourg pour tracer des perspectives d’avenir. À l’occasion de l’édition 2021, Sputnik s’est entretenu avec son fondateur et une jeune entrepreneuse du Botswana.

Le forum économique international de Saint-Pétersbourg a réuni les 5 et 6 juin derniers près de 13.000 personnes. L’un des buts du Forum est depuis toujours de promouvoir la voix de jeunes leaders et les solutions de la nouvelle génération.

Friends for Leadership, un réseau tourné vers l’avenir

Dans le cadre du Y20 («The Youth Engagement Group to the G20», «Le groupe d’engagement des jeunes auprès du G20»), de jeunes participants venus du monde entier sont invités depuis 2013 à différents événements internationaux. Ils ont ainsi participé à ceux qui se sont déroulés en Russie en marge du Forum de Saint-Pétersbourg en 2013, ainsi que dans le cadre du Festival mondial de la jeunesse et des étudiants de Sotchi en 2017.

Forts de cette expérience d’échanges entre jeunes de tous horizons, ils commencent à travailler en 2018 sur la création d’un réseau horizontal de leaders de la nouvelle génération, qui allait devenir «Friends for Leadership». Le nom est apparu un peu plus tard, explique Roman Tchoukov, l’un des fondateurs de ce réseau et président du conseil du Centre de promotion internationale.

«Nous avons une structure en parapluie qui réunit 22 groupes thématiques. À la différence de nombreux autres groupements qui ont des critères nationaux, locaux ou régionaux, nous avons opté pour des critères thématiques: 17 objectifs de développement durable plus le tourisme, la culture et les arts, les investissements, les médias et la recherche. Chaque groupe a son responsable.»

Сhaque groupe du réseau cherche des nouveaux projets. Ces derniers ont un fort potentiel de développement, précise Roman Tchoukov.

​Il peut donc s’agir de reproduire une expérience qui a fait ses preuves, sur le modèle de la franchise, soit de contribuer à une entreprise, un projet humanitaire ou culturel lancé par un membre de la communauté dans l’un des pays participants au réseau.

102 pays, l’Afrique monte en puissance

Le réseau travaillait au départ avec plus de 65 pays, mais la situation a brusquement changé après un événement phare, qui a permis d’élargir le nombre de pays participants jusqu’au nombre de 102, explique M. Tchoukov.

«Avec l’aide des Nations unies, nous avons organisé un concours de projets de développement durable visant à promouvoir le 75e anniversaire de l’Onu. Nous avons eu plus de 500 demandes de 92 pays, ce qui a permis d’élargir considérablement notre portfolio. Nous avons fait une short-list des 100 meilleurs projets, que l’on peut voir sur notre compte Instagram

Friends for leadership compte également plusieurs pays africains. Cette année, huit représentants de ce continent ont participé: trois Nigérians, un Ougandais, un Botswanais, un Ghanéen, un Libérien et un Marocain. Il y aura aussi des représentants du Proche-Orient et du Liban. Le fondateur du réseau explique que c’est une tradition de longue date.

«Dans notre communauté, le Nigeria est très actif, mais aussi l’Afrique du Sud, parce qu’il y a beaucoup de partenaires dans le cadre des BRICS. Ce sont des gens qui se sont rencontrés depuis de nombreuses années lors d’événements et qui sont devenus créateurs de leur propre business ou bien ont occupé des fonctions publiques.»

Pour Roman Tchoukov, l’essentiel du travail de Friends for leadership est d’aider les uns et les autres à développer leurs projets, à les faire pénétrer sur leurs marchés respectifs et à diffuser «les meilleures pratiques».

Quand une Botswanaise s’inspire des femmes russes

Une diffusion qui passe notamment par l’exemple. C’est ainsi que Gonaya Monei Sethora, une jeune femme de 26 originaire du Botswana, a déjà fait beaucoup pour la cause féminine dans son pays et dans la région.

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Публикация от Gonaya Monei Sethora (@nayaqueen_)

Elle a fondé l’organisation Business Woman Africa [Les femmes d’affaires d’Afrique, ndlr.] dans son pays de naissance et aide des centaines de femmes à trouver leur place dans le monde et dans la société.

«Je suis une jeune leader, alors je suis très impressionnée de la manière dont notre organisation a pu aider, surtout en termes de chômage et spécialement parmi les femmes. Nous avons réussi à toucher des vies de beaucoup de gens. Mon but personnel est de réunir des femmes à travers le monde pour la même cause.»

Le Forum économique International de Saint-Pétersbourg permet aux jeunes dirigeantes de se faire entendre et de trouver un soutien pour leurs projets. Pourtant, ce sont surtout les femmes russes elles-mêmes qui inspirent la fondatrice de Business Woman Africa:

«Ici en Russie, je suis impressionnée par la manière dont les femmes russes cherchent à être entendues, à parler librement, à ne pas être intimidées. Quand j’ai commencé à rencontrer des femmes africaines, souvent il s’agissait des femmes réservées et intimidées. Mais les Russes sont tellement actives et je suis heureuse de me trouver dans un si bon environnement pour les femmes.»
 

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