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Soixante-dix ans après sa mort, Staline est encore diabolisé à l’Ouest. Les innombrables «bobards» véhiculés à dessein sur le dirigeant soviétique permettraient d’entretenir une «propagande russophobe» menaçant la paix internationale. Entretien avec l’essayiste Aymeric Monville.

«Je suis vraiment outré et c’est la raison pour laquelle je m’engage dans ce combat», s’indigne à notre micro Aymeric Monville. Invité de Sputnik donne la parole, l’essayiste marxiste s’inquiète des «opérations de propagande» visant à «diaboliser» Staline et le communisme soviétique. Dans son viseur, de multiples réalisations à l’exemple du film L’Ombre de Staline ou du documentaire Apocalypse Staline. Une stigmatisation qui n’est pas étrangère, selon l’auteur, au «phénomène de fascisation» qui serait selon lui en cours en Occident. 

Dans son ouvrage Et pour quelques bobards de plus (éd. Delga), Aymeric Monville dresse la liste des clichés et «bobards» véhiculés par la légende noire de Staline. Un «outil de guerre psychologique» dangereux, excluant «les communistes de l’espace public», qui échappe en France à «tout débat contradictoire», s’offusque notre invité.

«Quand je vois que le Parlement européen, le 19 septembre 2019, vote une loi où communisme et nazisme sont mis sur le même plan et où des députés macroniens et des députés écologistes n’hésitent pas à signer avec l’extrême droite, ce sont eux qui commettent un crime moral», martèle Aymeric Monville à notre micro.

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Tags:
génocide, Joseph Staline, nazisme, communisme
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