Ecoutez Radio Sputnik
    Vacances

    Pourquoi les personnes âgées accumulent plus de graisses

    © Sputnik . Vladimir Viatkine
    Santé
    URL courte
    4104
    S'abonner

    Le ralentissement de l'échange lipidique entraîne avec l'âge une hausse de la masse corporelle, a découvert un groupe de chercheurs suédois et français.

    Des scientifiques français et suédois ont observé pendant 13 ans le métabolisme lipidique (la synthèse des matières grasses dans l'organisme) de 54 individus. Au cours de cette période a été constatée un ralentissement du métabolisme chez tous les sujets. De ce fait, le poids des patients qui ne réduisaient pas la quantité de calories qu'ils consommaient augmentait en moyenne de 20%. Les conclusions de l'étude ont été publiées sur le site de l'institut Karolinska de Stockholm.

    Comme l'indiquent les spécialistes, du fait du ralentissement du métabolisme lipidique dans l'organisme les sujets étudiés prenaient du poids même si la quantité de nourriture consommée et d'exercices physiques pratiqués restait au même niveau.

    De plus, les biologistes moléculaires ont analysé le métabolisme lipidique de plus de 40 femmes ayant subi des opérations de chirurgie bariatrique afin de diminuer leur masse corporelle. Il est précisé que les patientes dont le métabolisme lipidique avait augmenté gardaient le même poids pendant 4 à 7 ans après l'intervention chirurgicale.

    «Les résultats montrent pour la première fois que les processus à l’œuvre dans notre tissu adipeux régulent la modification de la masse corporelle au cours du vieillissement indépendamment d'autres facteurs. Cela pourrait conduire à de nouveaux moyens de lutte contre l'obésité», déclare Peter Arner, professeur de l'université Karolinska et co-auteur de l'étude.

    Par ailleurs, ces travaux ont confirmé une hypothèse précédente selon laquelle le métabolisme lipidique pouvait être accéléré en augmentant les efforts physiques.

    Tags:
    âge, métabolisme
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik