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    Des chercheurs ont mis au point un capteur magnétique pour réaliser un diagnostic cardiaque sans contact

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    Santé
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    Une équipe de chercheurs de l'Université nationale de science et de technologies MISiS ont mis au point un capteur magnétique dont la sensibilité peut déceler les changements de champs magnétiques dans le cœur humain. L'article présentant ces travaux a été publié dans la revue Magnetism and Magnetic Materials.

    Le passage au diagnostic sans contact des maladies est une tendance de fond dans le développement de la médecine moderne. Le diagnostic magnétique en fait partie.

    Les organes humains comme le cœur, le cerveau et le système nerveux génèrent de très faibles champs magnétiques. Dans les organes touchés par une maladie, «l'écho» magnétique est différent. En captant des champs magnétiques altérés, il est possible de diagnostiquer à un stade précoce plusieurs maladies graves telles que la maladie cardiaque ischémique, la sclérose en plaques, ou encore la maladie d'Alzheimer.

    Actuellement, les médecins utilisent essentiellement des interféromètres quantiques supraconducteurs (SQUID) pour le diagnostic magnétique. Mais ils possèdent une structure complexe et nécessitent un refroidissement permanent jusqu'à la température de l'hélium liquide. De plus, un magnétocardiographe avec des capteurs SQUID coûte plusieurs centaines de milliers d'euros.

    Contrairement aux SQUID, le nouveau capteur fonctionne à température ambiante. Il est aussi très compact, avec une partie utile inférieure à 3 cm de long.

    Le capteur est réalisé à base de composites multiferroïques (capables de transformer une faible oscillation du champ magnétique extérieur en signal électrique). Les composites multiferroïques se composent d'un cristal de niobate de lithium (LiNbO3) et de matériaux ferromagnétiques amorphes - des verres métalliques. Cette combinaison a été élaborée par l'université MISiS en collaboration avec l'Université d'Aveiro (Portugal).

    Andreï Tourotine, l'un des développeurs du capteur, explique: «Quand le capteur se trouve dans un champ magnétique extérieur à faible oscillation se produit une courbure de chaque pic du diapason plat dans les directions opposées. La courbure entraîne l'apparition d'une différence de potentiels sur les contacts électriques de la structure, sachant que les charges qui apparaissent s'ajoutent. Notre solution donne au capteur une sensibilité de 3 pT/Hz1/2  à basse fréquence» (3 picotesla à la racine de hertz).

    A terme, les scientifiques ont l'intention d'améliorer le capteur pour lui donner une plus grande sensibilité, ainsi que de travailler à la création du prototype d'un dispositif fini.

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    Tags:
    champs magnétiques, biocapteurs, chercheurs
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