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Après avoir mené des expériences sur des Mormons, deux groupes de scientifiques américains ont réussi à confirmer que le jeûne régulier réduisait les risques d'insuffisance cardiaque et rallongeait la vie.

Deux équipes de chercheurs américains ont révélé que le jeûne régulier avait une influence sur l’insuffisance cardiaque et sur la longévité.

Ces scientifiques cherchaient à élucider un débat vieux de plusieurs siècles sur les effets du jeûne sur la santé. Deux récentes études montrent qu’il contribue à la réduction de la pression artérielle, du «mauvais» cholestérol LDL et à la résistance à l’insuline, une condition pouvant augmenter le taux de sucre dans le sang.

Ces récents rapports, publiés sur le site AHA/ASA Journals début novembre,, se sont concentrés sur les données de patients examinés pour des maladies cardiaques dans l’État américain de l’Utah et d’autres États des Rocheuses. L’étude s’est penchée sur des centaines de membres de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, également connus sous le nom de Mormons, qui jeûnent généralement un dimanche par mois pendant 24 heures.

Influence du jeûne sur la santé

Dans la première étude, ont participé environ 2.000 personnes qui ont subi un cathétérisme cardiaque et ont été observées sur une période de 4,4 ans. Parmi ceux-ci, 389 gens pratiquaient le jeûne régulier depuis au moins cinq ans.

Après avoir corrigé divers facteurs, les chercheurs ont constaté que le taux de mortalité chez les personnes pratiquant cette abstinence régulière était inférieur de 45%.

Amélioration de l’activité cardiaque

Dans la deuxième étude, les spécialistes ont analysé les données sur les mêmes patients pour vérifier comment le jeûne affecte l'activité cardiaque. Il s'est avéré que les crises cardiaques chez ceux qui pratiquent le jeûne se produisent 71% moins souvent.

«C'est une différence énorme et, franchement, c'était un peu inattendu», a déclaré à MedicalXpress Benjamin Horne, directeur de l'épidémiologie cardiovasculaire et génétique au Centre médical Intermountain à Salt Lake City.

Krista Varady, professeur agrégé en nutrition à l'Université de l'Illinois à Chicago, a qualifié cette étude «d'importante n’ayant jamais été réalisée auparavant. Il existe de nombreux essais cliniques à court terme pour le jeûne intermittent, mais nous n'avons absolument pas toutes les données à long terme chez l'homme, cherchant à savoir si elle peut prévenir des problèmes comme l'insuffisance cardiaque».

«Certaines personnes qui ont commencé à jeûner disent qu'elles ont soudain le sentiment de mieux contrôler leur appétit», a indiqué M.Horne. «Potentiellement, il y a un résultat direct entre le jeûne et le renforcement de l'esprit, ce qui permet aux gens de manger mieux».

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Tags:
santé, jeûne, étude, chercheurs, États-Unis
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