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Des chercheurs américains ont constaté que le cerveau favorisait instinctivement les aliments gras, alors que ceux-ci sont nuisibles pour la santé. Une «mauvaise» réaction qui se déroule dans les cellules serait ainsi à l’origine d’un cercle vicieux menant à l’obésité.

Alors que la plupart des animaux sont instinctivement capables de savoir quels aliments sont bons pour eux, l’Homme semble moins apte à le faire. Une étude menée par des chercheurs de l’Université de Yale, publiée en septembre, a révélé une curieuse caractéristique de notre cerveau, qui répond positivement aux aliments gras, alors que ceux-ci lui sont nocifs.

Pendant les repas, nous nourrissons principalement le cerveau, car c’est l’organe qui puise la plus grande partie de notre énergie. Ainsi, le cerveau apprécie la nourriture riche en calories et pousse son hôte à en consommer toujours plus pour en faire des stocks.

Les scientifiques ont mené l’expérience sur des souris, qu’ils ont divisées en deux groupes. Le premier groupe mangeait des aliments sains, l’autre des aliments gras. Quelques jours plus tard, ils ont comparé le niveau de protéines UCP2, qui contrôlent l’accumulation de formes actives d’oxygène. Si leur quantité dépasse la norme, les cellules peuvent être endommagées.

Les aliments à teneur élevée en graisses et en glucides ont fini par déclencher une inflammation de l’hypothalamus, qui contrôle la mémoire. Dans un même temps, les mitochondries, véritables centrales énergétiques de l’organisme, ont rétréci et ont demandé plus de calories pour reconstituer leurs réserves d’énergie. Plus le corps consommait de la graisse, plus il en avait besoin. Il tombe alors dans un cercle vicieux qui mène inévitablement à l’obésité.

Une influence sur les générations suivantes

Une autre expérience a été menée par la faculté de médecine de l’Université Johns-Hopkins (à Baltimore, aux États-Unis) sur des rattes enceintes. Chez celles qui consommaient des aliments gras de manière excessive, leur progéniture s’est révélée moins curieuse, avec une capacité mentale inférieure par rapport à celle dont la mère avait une alimentation équilibrée.

Bien qu’elle n’ait pas été effectuée sur des humains, cette étude tend néanmoins à démontrer que la mauvaise influence d’une alimentation grasse sur le cerveau se transmet à la génération suivante. Les résultats sont disponibles en ligne dans la revue spécialisée Experimental Neurology.

Quels aliments favoriser pour le cerveau?

Les chercheurs de la Harvard Medical School, à Boston, conseillent de privilégier, sans grande surprise, les fruits, les légumes, les légumineuses et les céréales complètes. Il est préférable de puiser les protéines dans les sources végétales ou les poissons. Enfin, l’huile d’olive et de colza sont des graisses saines, alors que la margarine contient des graisses saturées.

Dans une moindre mesure, le thé, le café et les noix sont de bons aliments pour le cerveau. La caféine augmenterait les capacités mentales à la fois à court terme et à long terme, tandis que les noix offrent une bonne quantité de protéines et de graisses saines.

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Tags:
alimentation, santé, obésité, protéines, glucides, produits alimentaires, étude, cerveau
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