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Un test urinaire peu coûteux simplifiant le dépistage du cancer de la vessie bien avant l’apparition des premiers symptômes a été mis au point, indiquent le Centre international de recherche sur le cancer. Cette technique non-invasive met en évidence des biomarqueurs qui peuvent être décelés dans l’urine, notamment certaines mutations génétiques.

Une méthode simple et non-invasive de dépistage du cancer de la vessie avant l’apparition des premiers symptômes a été découverte, présentée dans une étude du Centre international de recherche sur le cancer basé à Lyon (CIRC), dont les résultats ont été publiés dans le journal EBioMedicine.

Un test en cours de validation

Les scientifiques précisent qu’il suffit de faire un simple test urinaire pour repérer des mutations génétiques annonciatrices du développement de la pathologie. Les résultats d’essais du test «sont une étape prometteuse vers la validation d’un outil de détection précoce non-invasif», a fait savoir le Dr Florence Le Calvez-Kelm, auteur principal de l’étude.

Le nouveau test est censé détecter les mutations du gène télomérase transcriptase inverse (TERT), qui précèdent souvent le cancer de la vessie. Un autre avantage de cette méthode consiste en sa rentabilité et son innocuité, ce qui convient aux personnes à risque.

À l’heure actuelle, aucun test ne permet de dépister la maladie avec un taux élevé de précision, la cystoscopie restant une procédure invasive et onéreuse. Pour la réaliser, un tube mince doté d’une lentille est introduit dans l’urètre pour examiner la paroi interne de la vessie.

L’urine de plus de 50.000 Iraniens utilisée

Afin de vérifier l’efficacité de leur découverte, les chercheurs du CRIC, en collaboration avec l’Université de sciences médicales et de l’Institut national du cancer des États-Unis, se sont servis de l’étude Golestan Cohort Study donnant accès aux échantillons d’urine de 50.045 Iraniens, ainsi qu’au suivi de leur cas sur plus d’une dizaine d’années.

Les mutations du gène TERT, considérées comme biomarqueurs du futur cancer de la vessie ont été étudiées sur la base des échantillons d’urine de 38 individus qui ont développé un cancer de la vessie 10 ans après le prélèvement ainsi que sur un groupe de contrôle comportant 152 personnes saines. Il est à noter que les tests avaient été réalisés à l’époque où les patients ne présentaient aucun symptôme de la pathologie.

Les résultats de l’étude ont démontré que 46,7% des individus qui ont plus tard développé un cancer de la vessie présentaient des mutations du gène TERT. En ce qui concerne l’autre groupe, aucune mutation de ce type n’a été détectée.

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Tags:
mutation, Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), chercheurs, cancer
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