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Propagation du coronavirus - avril 2020 (210)
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Le risque de décès dû au coronavirus est significativement plus élevé chez les patients vivant dans des zones à forte pollution atmosphérique, selon une étude publiée sur le site de l'université Harvard.

Les patients souffrant du Covid-19 qui résident dans les régions à forte pollution de l’air risquent davantage de succomber à la maladie, ressort-il d’une étude publiée sur le site de l’université Harvard.

Partant du fait que les particules solides portées par l’air ont un effet néfaste sur les systèmes respiratoire et cardiovasculaire de l’Homme, les scientifiques de Harvard TH Chan École de santé publique ont comparé la qualité de l’air dans 3.080 comtés des États-Unis, où résident environ 98% des habitants du pays, au taux de décès provoqués par le coronavirus.

Ils ont surtout étudié la pollution de l’air par des particules fines (PM2,5) générée en grande partie par la combustion de carburant par les voitures, les raffineries et les centrales électriques.

«L’exposition à long terme à la pollution de l'air par les particules fines (PM2,5) entraîne une forte augmentation du taux de mortalité au Covid-19», notent les auteurs de l’étude, qui disent avoir pris en considération d’autres facteurs pouvant influer sur le taux de mortalité, comme la météo et les variables socioéconomiques et comportementales telles que l'obésité et le tabagisme.

Plus l’air est pollué, plus il y a de décès?

«Une personne qui vit pendant des décennies dans un comté où la pollution par les particules fines est élevée est 15% plus susceptible de mourir du Covid-19 qu'une personne qui vit dans une région qui ne compte qu'une seule unité (un microgramme par mètre cube) de moins de pollution», affirment les auteurs de l’étude.

Les régions à forte pollution risqueraient aussi de recenser plus d’hospitalisations et d’avoir besoin de plus de ressources, a déclaré Francesca Dominici, professeure de biostatistique à la Harvard T.H.Chan School, dans un article publié par le New York Times.

Il importe donc de renforcer le contrôle de la qualité de l'air pour réduire la pollution atmosphérique, selon l'étude.

Covid-19 dans le monde

Selon les dernières informations publiées par l'université Johns-Hopkins, le nombre de cas confirmés d'infection à coronavirus aux États-Unis a atteint 386.800, le nombre des décès est de 12.285.

Plus de 1,4 million de cas d'infection ont été enregistrés dans 184 pays, près de 81.100 personnes sont décédées.

Le 11 mars, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié de pandémie la flambée de la maladie à coronavirus Covid-19.

Dossier:
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Tags:
Université Harvard, pollution, air pollué, États-Unis, coronavirus SARS-CoV-2, Covid-19
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