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Il n’y a plus de doute qu’un lien existe entre le nouveau coronavirus et le syndrome hyper-inflammatoire de Kawasaki qui frappe les enfants, a expliqué dans une interview pour Le Parisien le pédiatre français Alexandre Belot, soulignant que ce lien a été «confirmé» grâce à une étude de veille et d'épidémiologie.

Il existe réellement un lien entre le nouveau type de coronavirus et le syndrome hyper-inflammatoire de Kawasaki, selon le pédiatre français Alexandre Belot qui l’a confirmé dans une interview accordée au Parisien.

«Oui, il est confirmé. Nous disposions déjà de données microbiologiques mais l'étude de veille et d'épidémiologie que nous avons conduite nous a permis de montrer, dans le temps et dans l'espace, que le lien entre le virus et le syndrome hyper-inflammatoire de Kawasaki est un phénomène réel», a-t-il expliqué.

Lors de la pandémie, au total 125 enfants ont été touchés par ce nouveau syndrome en France, dont un garçon de Marseille de neuf ans qui est décédé des suites de cette maladie. D’après le médecin, une augmentation de cas d’infection chez les enfants a été remarquée durant l’épidémie de Covid-19.

«Nous avons noté une augmentation notable du nombre de cas quatre semaines après la vague épidémique qui a traversé le pays, puis une importante diminution.»

Deux hypothèses

Interrogé sur l’origine de cette maladie qui se développe chez les enfants, le pédiatre a évoqué les deux grands champs que les scientifiques explorent actuellement.

«Il y a deux hypothèses: soit le développement de la maladie est favorisé par un excès de la réponse immunitaire de certains enfants, sur fond de facteurs génétiques. Soit elle est liée à des mutations du virus lui-même qui entraîneraient chez les jeunes patients ce type de réponse.»

En ce qui concerne les symptômes

Le médecin a fait la lumière sur le fait que le syndrome de Kawasaki atteignait plus souvent le cœur et augmentait le risque de myocardites. Parmi les symptômes les plus courants détectés chez les patients, il a énuméré «une forte fièvre, une altération de l'état général de l'enfant, une éruption cutanée qui ressemble à celle de la scarlatine, des yeux rouges, des lèvres sèches, des ganglions».

En outre, Alexandre Belot a indiqué que la plupart des enfants atteints par la maladie avaient présentés des formes atypiques avec une myocardite, une inflammation du muscle cardiaque.

Reprise de l’école

Alexandre Belot a souligné que, malgré une augmentation du nombre de cas, la reprise de l’école ne représente pas de danger, en appelant aux statistiques.

«Il y a quelques dizaines de cas de Kawasaki, contre des millions de sujets qui ont été exposés au virus. Pour des centaines de milliers d'enfants, il n'y a eu aucune manifestation de la maladie», a mis en relief le pédiatre.

Plus tôt, trois enfants étaient morts dans l'État de New York à cause d'un nouveau syndrome inflammatoire et rappelant la maladie de Kawasaki, et des dizaines ont été hospitalisés. La détection du syndrome inflammatoire a également été signalée au Royaume-Uni, en Allemagne et en Suisse.

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