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Les effets du tabac sur l’organisme s’accentuent au fil des années, mais certaines maladies pulmonaires ne se déclarent qu’après un certain âge. Un toxicologue explique qu’il peut être bénéfique d’arrêter de fumer avant cette limite, si possible de manière brutale plutôt que progressive.

Les dommages liés au tabagisme finissent par devenir irréversibles passé un certain temps, comme l’explique au journal Het Laatste Nieuws Benoit Nemery, toxicologue à la Katholieke Universiteit Leuven, ce 7 juin.

 Précisant que les risques sanitaires varient selon la quantité de tabac consommé, le scientifique estime que les troubles les plus importants se déclarent souvent après la quarantaine.

«Les symptômes de la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) apparaissent généralement entre 40 et 45 ans. On s’essouffle rapidement et le moindre effort apparaît comme une montagne. Le tissu pulmonaire se désintègre totalement. […] Le traitement est compliqué, car les dommages causés sont irréversibles», explique Benoit Nemery au Het Laatste Nieuws.

Alors que les jeunes fumeurs sont susceptibles d’être confrontés à d’autres complications, l’aggravation de l’asthme par exemple, les MPOC et le cancer sont donc plus prégnants à partir de 40 ans. Même s’il rappelle qu’il «n’est jamais trop tard pour arrêter», le chercheur explique tout de même qu’abandonner la consommation de tabac avant cet âge peut s’avérer bénéfique.

«Si vous arrêtez de fumer à l’âge de 30 ans, vous subissez des dommages depuis 10ou 12ans que vous fumez, mais votre risque diminue considérablement et, en 15ans, vous atteindrez presque le niveau d’un non-fumeur, surtout en ce qui concerne le cancer. Si vous arrêtez de fumer à l’âge de 40 ans, il y aura également une réduction significative du risque», déclare-t-il au Het Laatste Nieuws.

Mieux vaut arrêter d’un coup

Le toxicologue explique également qu’il n’existe pas de méthode universelle pour arrêter sa consommation, chaque fumeur ayant un rapport particulier au tabac. 

Raison pour laquelle une consultation chez un tabacologue peut d’abord être envisagée, afin de «déterminer le type de fumeur que vous êtes».

Malgré tout, Benoit Nemery conseille si possible d’abandonner de manière brutale, plutôt que progressive.

«Diminuer progressivement le nombre de cigarettes n’est pas aussi efficace, car les gens se mentent souvent à eux-mêmes. Ils disent fumer "seulement"10cigarettes, mais ce nombre s’avère en réalité nettement plus élevé. […] Arrêter de fumer est une épreuve difficile, car la nicotine est tout simplement une drogue dure», déclare-t-il au quotidien belge.

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Tags:
asthme, cancer, cigarette, tabagisme, tabac
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