Santé
URL courte
Par
6297
S'abonner

L’imbroglio autour des doses disponibles dans un flacon de Pfizer/BioNTech résulte dans des pertes de vaccin, s’emporte le médecin Jean-Paul Hamon. En effet, les autorités sanitaires permettent d’extraire six doses d’un flacon, alors que grâce à des nouvelles seringues adaptées sept sont envisageables, d’après lui.

Invité sur le plateau de LCI, le président d’honneur de la Fédération des médecins de France Jean-Paul Hamon exprime sa colère contre l’interdiction des autorités sanitaires d’obtenir une dose supplémentaire de vaccin des flacons de Pfizer/BioNTech.

Il décrit une technique utilisée par les infirmières dans un centre de vaccination à Clamart, dans les Hauts-de-Seine: grâce à des seringues spéciales elles récupèrent sept doses en utilisant un flacon prévu pour cinq, tout en respectant le nombre de millilitres.

Respect du protocole

Pourtant ce mode opératoire a été interdit par l'Agence régionale de santé (ARS), assure-t-il.

«Manque de bol, quelqu'un a prévenu l'ARS qui a interdit d'utiliser la septième dose. On l'a systématiquement mise de côté, mais dimanche [le 7 mars, ndlr] quelqu'un de l'ARS s'est déplacé pour interdire d'utiliser», poursuit-il sur le plateau de BFM TV le 8 mars.

L’ARS a ordonné de respecter le protocole, c’est-à-dire d’extraire six doses d’un flacon. Fin janvier Pfizer/BioNTech avait en effet autorisé l’usage de six doses, contre cinq auparavant. Le 5 mars, avant que la polémique n’éclate, l’Agence avait livré à France 3 ses explications. Selon elle, extraire les gouttes de vaccin restant de plusieurs flacons peut représenter un risque.

«L’ARS ne préconise pas la recherche d’une septième dose dans les flacons de Pfizer car celle-ci est source d’erreur (erreur de dilution, erreur de prélèvement). Le mélange de plusieurs flacons pour reconstituer une dose est interdit car il présente des risques d’infection», note l’ARS. Parallèlement elle admet: «Si un préleveur, au regard du matériel reçu et en respectant les bonnes pratiques est en capacité de prélever une septième dose, il peut l’utiliser».

La colère

«J'ai des envies d'aller dézinguer le ministère! Qui sont ces gens incapables de s'adapter, incapables de prendre des décisions responsables?» s'insurge le médecin.

Car suite à l’interdiction, les soignants ont «balancé 50 doses de vaccins Pfizer» à la fin de la journée du 7 mars.  

Il précise que grâce aux seringues extra-fines, il est possible d’éviter les pertes: «C'est assez facile à comprendre. Il y a 0,45 ml de vaccin dans chaque flacon [du vaccin Pfizer/BioNTech, ndlr], et le protocole c'est d'ajouter 1,8 ml de sérum physiologique, si on a aucune perte, au final ça fait 2,25 ml à injecter, soit sept doses».

Lire aussi:

Repas clandestins: deux personnalités dévoilent publiquement leur expérience
Il donne des coups de pied à une voiture de police de Sevran, son interpellation dégénère – vidéo
«Affaire Rafale»: le scandale de trop pour le Parquet national financier?
Un avion de reconnaissance US intercepté sur fond de regain des tensions entre Washington et Moscou – vidéo
Tags:
situation sanitaire, scandale médical, vaccination, Comirnaty, vaccin de Pfizer/BioNTech, vaccin
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook