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Le vaccin AstraZeneca suspendu dans plusieurs pays (44)
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Alors qu’après le Danemark, la Norvège et l'Islande, la Bulgarie a choisi elle aussi de suspendre l'utilisation du vaccin d'AstraZeneca en réaction à des cas graves de complications, le groupe suédo-britannique affirme que rien ne prouve «un risque accru».

Le vaccin Oxford-AstraZeneca contre le Covid-19 connaît aujourd’hui d’importants problèmes, notamment après que plusieurs pays ont suspendu son utilisation à la suite de signalements de formation de caillots sanguins.

La société a défendu son vaccin, affirmant ce 12 mars qu'il n'y avait aucune preuve d'un risque accru et aucune indication claire et nette sur l’existence d’un lien entre son produit et les observations.

«Une analyse de nos données de sécurité de plus de 10 millions d'enregistrements n'a montré aucune preuve d'un risque accru d'embolie pulmonaire ou de thrombose veineuse», indique la société dans un communiqué repris par CNN.

AstraZeneca évoque dans ce contexte ses propres constatations.

«Le nombre observé de ces types d'événements [thromboemboliques, ndlr] est significativement plus faible chez les personnes vaccinées que ce à quoi on pourrait s'attendre dans l’ensemble de la population», ajoute la firme pharmaceutique.

«Les avantages du vaccin continuent de l'emporter»

L’Agence européenne des médicaments (EMA) constate pour sa part qu’il n’existe actuellement «aucune indication» directe que la formation de caillots sanguins soit un effet secondaire de la vaccination.

«Les avantages du vaccin continuent de l'emporter sur ses risques et le vaccin peut continuer à être administré pendant que l'enquête sur les cas d'évènements thromboemboliques est en cours», a souligné l'agence dans un communiqué.

L’EMA précise n’avoir relevé aucun risque accru.

«Au 10 mars 2021, seuls 30 cas d'évènements thromboemboliques avaient été recensés chez cinq millions de personnes vaccinées avec le produit AstraZeneca […] Une analyse de nos données de sécurité de plus de 10 millions d'enregistrements n'a montré aucune preuve d'un risque accru», argumente la société.

Plusieurs pays européens ont suspendu l'utilisation du vaccin. Le Danemark a été le premier à prendre cette mesure de précaution après des rapports sur des caillots sanguins chez quelques personnes, dont une est décédée. Il a été suivi de la Norvège et de l’Islande. La Bulgarie leur a emboîté le pas ce 12 mars.

Le vaccin de Johnson & Johnson

L’organisation mondiale de la santé (OMS) a pour sa part estimé qu’il fallait «continuer à utiliser le vaccin d'AstraZeneca» et qu’il n’y avait pas «de raison de ne pas l'utiliser».

L'OMS a en outre homologué ce 12 mars le vaccin du géant pharmaceutique américain Johnson & Johnson. Ce sérum ne nécessite qu’une seule dose et ne nécessite pas d’être conservé à des températures ultra-froides -environ -80 degrés-, ce qui en facilite la distribution.

Le vaccin avait été approuvé par l'Agence européenne des médicaments la veille.

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