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    Nanoparticules contre la grippe/ Nouveau revêtement pour les prothèses en titane/ Des chercheurs mesurent le vide de l'Univers/ Pas de réchauffement de l'Antarctique

    Des nanoparticules qui détruisent le virus de la grippe

    Des chercheurs russes ont mis au point des nanoparticules qui détruisent le virus de la grippe, rapporte le site inauka.ru (*).

    Les nanoparticules de dioxyde de titane détruisent le virus de la grippe. Ce processus peut être observé à l'aide d'un microscope électronique après 30 minutes d'incubation.

    L'un des principaux objectifs en matière de santé est de trouver des molécules efficaces, qui soient sans danger pour l'homme et l'environnement. L'un de ces moyens d'action est le dioxyde de titane. On sait que sa suspension tue les bactéries et les virus, mais pour cela la lumière du jour ou une lumière ultraviolette est indispensable. On ne savait que peu de chose, jusqu'à présent, de l'action de la nanoforme du dioxyde de titane sur les microorganismes.

    Des chercheurs de Novossibirsk (Sibérie occidentale) ont obtenu des nanoparticules de dioxyde de titane d'une taille de 4 à 5 nm et ont étudié leur influence sur des particules du virus de la grippe H3N2, la plus habituelle (il ne s'agit donc là ni de la grippe aviaire, ni de la grippe porcine). Des suspensions du virus de la grippe et des préparations de dioxyde de titane ont été mélangées et placées à une température ambiante durant 30 minutes, puis 1, 5, 14 et 24 heures soit dans l'obscurité, soit sous un éclairage fourni par une lampe lumière du jour, soit sous une source de rayonnement ultraviolet.

    Il apparaît au microscope électronique qu'au bout d'une quinzaine de minutes, déjà, les nanoparticules s'agglutinent à la surface extérieure de l'enveloppe du virus et provoquent des déchirures. Au bout d'une demi-heure, les destructions s'intensifient, et au bout de 1 à 5 heures, les particules virales sont totalement détruites. Dans le champ de vision, il ne reste plus que des fragments de virus, avec des nanoparticules collées à eux. Il est vrai qu'à toutes les étapes, les chercheurs ont constaté qu'il subsistait certains virus qui n'étaient pas détruits. En fait, l'effet du dioxyde de titane dépend tout à la fois de la durée de l'incubation avec le virus, de la concentration de ce dernier et de la concentration des nanoparticules.

    A la différence d'une suspension, les nanoparticules de dioxyde de titane détruisent les virus même dans l'obscurité. Il n'est pas nécessaire, dans ce cas, de les soumettre à un rayonnement ultraviolet. Selon les chercheurs, la mort du virus intervient du fait de la destruction de son enveloppe. Les enveloppes des virus sont faites de lipoprotéines. C'est la raison pour laquelle il n'est pas exclu que les nanoparticules de dioxyde de titane puissent endommager également, dans le corps humain, les membranes cellulaires et même provoquer la mort de cellules. Cette circonstance doit naturellement être impérativement prise en compte lors de la mise au point de préparations médicamenteuses sur la base des nanoparticules. Mais les nanoparticules de dioxyde de titane pourront probablement être utilisées comme moyen de désinfection.

    (*) Les travaux ont été menés par les spécialistes de l'Université d'Etat de Novossibirsk, le Centre scientifique d'Etat de virologie et de biotechnologie Vektor, l'Institut de catalyse Boreskov de la Section sibérienne de l'Académie des sciences russe (ASR) et l'Institut de biochimie et de médecine fondamentale de la section sibérienne de l'ASR. Ils ont été soutenus par le Programme fédéral ciblé "Systèmes vivants" et le Programme analytique sectoriel du ministère de l'Enseignement et de la Science intitulé "Développement du potentiel scientifique de l'Ecole supérieure".

     

    Revêtement plus efficace pour les prothèses en titane

    Un nouveau revêtement destiné aux implants en titane a été mis au point par des chercheurs de Belgorod, rapporte le site nanonewsnet.run, reprenant rusnanonet.ru.

    L'Université d'Etat de Belgorod (sud) a mené des travaux dans le cadre de l'exécution du contrat « Elaboration de technologies industrielles expérimentales d'obtention d'une nouvelle génération d'implants médicaux sur la base d'alliages en titane ».

    Pour que les implants qui viennent se substituer à l'os aient une bonne résistance, on les réalise sur la base d'alliages de titane. Mais pour que ces implants pénètrent rapidement dans le tissu osseux et soient bien acceptés par l'organisme, il faut apposer à la surface de la prothèse métallique un revêtement poreux d'oxyde ou de phosphate de calcium, structuré d'une manière bien déterminée. Le tissu osseux ne rejette pas ce revêtement, qu'il considère comme un des « siens », et s'amalgame rapidement à lui.

    Des spécialistes de l'Institut de Belgorod ont créé une technologie permettant d'obtenir des implants hautement résistants réalisés à partir d'alliages de titane ayant une composition et une structure de surface optimales. Afin d'augmenter au maximum la solidité de la réalisation, les chercheurs ont créé dans le métal un grain très petit par la méthode de déformation intensive. Et à la surface du métal ils ont apposé des revêtements nanostructurés bioactifs en pulvérisant des cibles d'une composition complexe qu'ils ont obtenue par la méthode de synthèse à température élevée s'autopropageant.

    Les expériences ont montré que les implants fabriqués selon la technologie mise au point à Belgorod, possédaient une activité biologique élevée, se peuplaient facilement de cellules de différents tissus et possédaient des caractéristiques les plaçant au niveau des meilleures productions étrangères du même type. La technologie proposée par les chercheurs de Belgorod peut être utilisée pour la fabrication d'implants osseux en stomatologie, pour le rétablissement du squelette facial, pour la fixation de la colonne vertébrale, ainsi que pour traiter des blessures au crâne.

    Les travaux sont conduits à Belgorod avec le soutien de Rosnauka (Agence fédérale pour la science et l’innovation), dans le cadre du Programme fédéral ciblé « Etudes et élaborations dans les orientations prioritaires de développement du complexe scientifique et technologique de la Russie pour la période 2007-2012 ».

     

     

    Des chercheurs mesurent le vide de l'Univers

    Des chercheurs russes ont mesuré le vide de l'Univers, ou tout au moins ont tenté de mesurer ses paramètres, rapporte le site inauka.ru.

    Des chercheurs russes se sont attaqués à l'impossible: mesurer le vide de l'Univers. Et leurs efforts n'ont pas été vains. Ces travaux ont eu pour résultat que désormais, il sera possible de vérifier la justesse de telle ou telle hypothèse expliquant l'essence de l'Univers.

    « Ce que l'on a coutume d'appeler le vide, est en fait un milieu complexe fait de plasma interstellaire », explique Vladimir Chichov, chercheur à l'Observatoire radioastronomique de Pouchtchino (près de Moscou), dépendant du Centre astrospatial de l'Institut de physique de l'Académie des sciences russe (FIAN). La densité, la vitesse de déplacement, le champ magnétique et autres paramètres du « gaz cosmique » se modifient de manière fortuite dans toutes les grandeurs accessibles aux mesures.

    Les paramètres de ce gaz interstellaire changent donc de manière tout à fait imprévisible, ce qui rend les mesures pratiquement impossibles.

    « Les chercheurs sont tout de même parvenus à évaluer la magnitude de ce que l'on appelle la dimension extérieure de la turbulence. Celle-ci est de l'ordre de 0,03 parsec », précise Vladimir Chichov.

    Cependant, reconnaît le chercheur, la nature de ces changements n'est pour l'instant pas claire. « Nous ne pouvons que donner une évaluation de la répartition des "perturbations cosmiques" selon leur grandeur, poursuit le scientifique. Notamment, le spectre de cette turbulence peut être mesuré en observant la modification des paramètres des ondes radio qui pénètrent dans le plasma interstellaire. Parmi les meilleures sources de ces ondes radio figurent les pulsars: ils envoient des impulsions radio qui peuvent être facilement enregistrées sur Terre à l'aide de radiotélescopes ».

     

    Pas de réchauffement de l'Antarctique

    Les chercheurs russes de retour d'une nouvelle expédition dans l'Antarctique n'ont pas constaté de réchauffement global de cette contrée, rapporte le site nkj.ru.

    La 54e Expédition antarctique russe, organisée par l'Institut de recherche arctique et antarctique (AANII) dépendant du Rosguidromet (Services météorologiques russes) vient de s'achever. La première constatation qu'en ont tirée les scientifiques est que l'Antarctique demeure froid.

    L'Akademik Fedorov, le navire amiral de la flotte polaire russe, a regagné Saint-Pétersbourg après un périple de 200 jours qui lui a permis de rapatrier les participants à la 54e Expédition antarctique russe (EAR). Il a parcouru quelque 42.000 miles marins, dont 18.000 dans les conditions difficiles des glaces de l'Antarctique.

    Durant cette dernière saison estivale de l'hémisphère austral, l'Akademik Fedorov a accompli un « tour du monde » de l'Antarctique vers l'est, durant lequel il a procédé aux études prévues et à des observations de la nature. Le navire a visité successivement les stations antarctiques russes Progress, Mirnyi et Bellingshausen, qu'ils ont ravitaillées en matériels et matériaux, tandis que les expéditions saisonnières sur les bases Droujnaïa-4, Leningradskaïa et Rousskaïa ont réalisé des programmes scientifiques.

    Le chef de la 54e EAR hivernale, Viktor Venderovitch, a déploré les conclusions hâtives tirées par certains chercheurs sur le réchauffement global qui aurait lieu dans l'Antarctique et sur l'inévitable fonte de la calotte glaciaire. Ces déclarations, a-t-il estimé, revêtent indiscutablement un caractère conjoncturel, politique. Ce spécialiste expérimenté des Pôles a noté que ces dernières années, la tendance globale de la modification de la température de l'air dans l'Antarctique oriental était proche de zéro.

    La station Vostok, située dans la partie centrale de la coupole glaciaire de l'Antarctique, est le pôle du froid de la planète. C'est ici, en 1987, qu'a été enregistrée la température la plus basse de l'air, avec moins 89,2 °C. La température annuelle moyenne de l'air y est de moins 55,4°C. La dernière saison estivale dans l'Antarctique, de novembre à février, a été assez froide. L'actuel automne antarctique, qui touche à sa fin, a été marqué par des températures de l'air extrêmement basses, proches des minima absolus pour cette période de l'année, notamment dans les régions situées à l'intérieur du continent.

    A la station Vostok, la température moyenne en mars (ce qui correspond à septembre dans l'hémisphère Nord) a été d'environ moins 58°C. C'est de deux degrés inférieur à la norme, et le minimum absolu y a atteint moins 64,6°C. En avril (l'équivalent d'octobre dans l'hémisphère Nord), les froids se sont poursuivis. Lorsque la température est inférieure à moins 60°C, les personnels ne peuvent travailler plus de 15 minutes de suite dehors, et à la condition de respirer à travers des masques de laine.

    « Parler d'un quelconque réchauffement global dans l'Antarctique, nous le voyons, n'est pas de mise, conclut le directeur adjoint de l'AANII, Valeri Loukine. La modification des températures dans l'Antarctique ne s'opère pas de manière régulière. Alors que dans l'Antarctique oriental, par exemple, la température s'est quelque peu réchauffée au cours des dernières décennies, dans sa partie occidentale, au contraire, elle s'est nettement refroidie ».

     

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