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    Voiture autonome Google

    Que pourra faire une voiture sans conducteur en cas d'urgence ?

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    La question revient régulièrement, alors que les premières voitures autonomes devraient faire leur apparition dans les concessions d'ici cinq ans. Leurs capacités d'autonomie seront limitées aux routes à grande vitesse, sur lesquelles il y a très peu de cyclistes et des piétons et, donc, sur lesquelles on peut faire confiance à sa voiture.

    Tant que la voie est libre, la voiture va rouler. Au moment où l'ordinateur reconnaîtra des travaux ou du mauvais temps, il passera le volant au conducteur. Le problème est que cette transition ne se fait pas instantanément.

    L'avantage principal de la technologie autonome réside dans l'amélioration de la sécurité et la réduction des embouteillages. Une telle voiture permet également de se concentrer sur son travail, une correspondance ou autre. Même si, au début, le code de la route va probablement interdire le sommeil au volant, certains s'y essaieront probablement.

    Les essais menés chez Audi ont démontré qu'il fallait en moyenne de 3 à 7 secondes (pas plus de 10) pour que le conducteur réagisse et prenne le contrôle de la situation. Cela signifie que les ingénieurs doivent garantir que l'Audi autonome pourra gérer n'importe quelle situation au moins pendant cet intervalle. C'est important car tout peut se passer en 10 secondes, surtout si votre voiture roule à plus de 30 m/s.

    Si vous voulez vraiment comprendre les défis auxquels les concepteurs programmant ces voitures doivent faire face, posez un enregistreur vidéo à l'avant de votre véhicule et observez…

    Pour les voitures autonomes, la barre sera placée beaucoup plus haut car à chaque fois qu'elles ne seront pas en mesure de gérer le danger, cela portera un coup sérieux à la réputation, voire à la responsabilité juridique du producteur. Les technologies ont leurs avantages: elles ne boivent pas, ne s'énervent pas, ne se laissent pas distraire et n'ont pas sommeil. Elles ignorent les conducteurs qui font une queue de poisson et ne sont pas tentées de prouver qui est le roi de la route. En outre, la vitesse de réaction de l'ordinateur est beaucoup plus élevée que celle de l'homme. Elles remplacent les instincts humains qui tombent souvent en défaillance au volant, par un certain ensemble de règles.

    Une règle de base s'applique à plusieurs situations imprévues sur la route: freiner et essayer d'éviter une collision avec l'objet qui se déplace de manière fautive. Mais cela fonctionne lorsque vous observez des vaches tomber d'un camion:

    Ou homme sauter d'un pont sur la route et marcher quelque part:

    Ou encore un camion disparaître sous l'asphalte…

    Le logiciel de la voiture ne peut pas savoir que la vache est un obstacle à éviter. Les enregistreurs permettent de simuler une multitude de situations dans lesquelles l'ordinateur prendra la bonne décision. Mais que faire si, tout à coup, il y a un tsunami?

    Ou l'effondrement d'un bâtiment dont les fragments tombent sur la route?

    Ou un avion qui tombe tout près de la voie en terrifiant les conducteurs sans pourtant présenter de menace pour eux?

    Ou encore un feu de forêt?

    Partout dans le monde, les routes sont des endroits imprévisibles où tout peut arriver. Même sans piétons, cyclistes, bus ou taxis. Comment alors se préparer à toute situation possible? Il n'y a pas de moyen miracle.

    Vous pouvez utilisez la simulation informatique et apprendre au logiciel autonome à gérer les situations les plus délirantes, note Joerg Schlinkheider, directeur des systèmes d'assistance au conducteur chez Audi, mais cette approche n'est pas la meilleure: les volumes de travail sont énormes et vous ne pourrez jamais prédire quelle sera exactement la situation fatale. "Même s'il s'agit d'un cas unique, ça pose déjà un problème. Il faut les trier". En d'autres termes, il n'y a pas moyen de sauver la première voiture autonome qui devra faire face à l'inondation ou aux glissements de terrain.

    Cela ne signifie pas que le conducteur humain est plus efficace dans une situation pareille. Si une voiture se trouve dans une situation imprévue et dangereuse, elle peut envoyer un signal d'alarme au serveur qui avertira d'autres véhicules dans la même zone et ainsi sauvera peut-être des vies. Ce qui est plus important, c'est le fait que cette technologie est capable d'apprendre: le tri de données signifie que la voiture va au moins reconnaître la même situation dans l'avenir. Cette connaissance ne sera pas limitée à une seule voiture, mais sera partagée avec d'autres véhicules (voire avec des producteurs concurrents). C'est-à-dire, quand la première voiture autonome sera emportée par une tornade: vous ne pourrez rien faire. Mais la deuxième fois, vous serez prêts.

    Contenu réalisé à partir d'informations émanant de sources ouvertes

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    Tags:
    automobile, technologies, Audi, Joerg Schlinkheider
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