Ecoutez Radio Sputnik
    Planètes Kepler-62e et Kepler-62f

    Vols interplanétaires: une mission trop difficile pour les astronautes

    David A. Aguilar (CfA)
    Sci-tech
    URL courte
    0 176
    S'abonner

    Les chercheurs poursuivent leurs études sur les effets de l'apesanteur sur l'organisme humain en vue d'organiser des vols vers d'autres planètes.

    Les astronautes qui rentrent sur Terre après un séjour à bord de la Station spatiale internationale (ISS) n'arrivent toujours pas à accomplir à 100% les exercices avec simulation d'atterrissage et de travail sur une autre planète, a annoncé vendredi Igor Ouchakov, directeur de l'Institut des problèmes médico-biologiques de Moscou.

    "Nous réalisons ce test depuis deux ans. L'expérience est si difficile qu'aucun cosmonaute ou astronaute n'a réussi à la réaliser parfaitement bien", les cosmonautes accomplissent entre 50 et 60% des activités, a indiqué M.Ouchakov lors d'une conférence scientifique. 

    Pendant le test, les astronautes qui n'ont pas encore suivi de formation de réhabilitation après leur retour de l'espace, doivent simuler l'atterrissage et réaliser plusieurs missions "sur une autre planète". Cela permet aux chercheurs d'étudier les mécanismes des changements qui s'opèrent dans l'organisme humain suite à un vol spatial de longue durée. 

    "Nous comprenons qu'il est difficile d'accomplir 100% des exercices. Notre objectif est de porter le taux d'accomplissement à 80-90%", a noté M.Ouchakov.

    Les scientifiques envisagent d'élargir le programme des tests. Les astronautes qui ont récemment entamé une mission d'un an à bord de l'ISS devront aussi subir ces épreuves de leur retour sur Terre.

    Lire aussi:

    Mars 500: la simulation des vols interplanétaires profite à la médecine terrestre (chercheur)
    Le télescope Kepler découvre trois planètes potentiellement habitables
    La Chine créera une centrale solaire sur orbite
    Tags:
    science, espace, Institut des problèmes médico-biologiques de Moscou, Igor Ouchakov
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik