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La sonde utilise du plutonium-238 livré à la NASA par une usine russe de la région de Tcheliabinsk (Oural).

La sonde américaine New Horizons, qui envoie des images de la planète naine Pluton, doit son succès aux atomistes russes qui ont produit du plutonium-238 pour son propulseur.

Les Etats-Unis, qui ont arrêté leur production de plutonium-238 en 1988 avant de la relancer au printemps 2013, ont dû acheter du plutonium en Russie pour lancer New Horizons en janvier 2006. La sonde est ainsi alimentée en plutonium-238 livré à la NASA par l'usine Maïak d'Ozersk (région de Tcheliabinsk), membre du groupe nucléaire public russe Rosatom.

Selon les chercheurs, New Horizons a assez de plutonium pour rester en service jusqu'à la moitié des années 2030. Elle devrait alors se trouver à 100 unités astronomiques (environ 14,9 milliards de kilomètres) du Soleil.

Les engins spatiaux destinés à explorer les planètes lointaines ne peuvent pas dépendre uniquement des panneaux solaires. Les constructeurs les équipent de générateurs thermoélectriques à radio-isotope (RTG) qui produisent de l'électricité à partir de la chaleur résultant de la désintégration radioactive de matériaux riches en un ou plusieurs radioisotopes, généralement du plutonium-238 sous forme de dioxyde de plutonium.

Le plutonium-238, le premier isotope de plutonium synthétisé par l'homme, a été baptisé en l'honneur de la planète Pluton, découverte 11 ans plus tôt, en 1930. Cet isotope ne convient pas pour créer une arme nucléaire, mais il produit beaucoup de chaleur, ce qui permet de l'utiliser pour les RTG. 

Des RTG alimentés en plutonium-238 équipent notamment les sondes Voyager 1 et Voyager 2, lancés il y a plus de 30 ans, le rover martien Curiosity et la sonde Cassini chargée d'explorer Saturne.

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Tags:
générateur thermoélectrique à radio-isotope (RTG), plutonium-238, New Horizons, Pluton, Russie
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