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Le problème des débris spatiaux existe depuis la fin du siècle dernier et représente, en cas de collision, un risque non négligeable pour les missions spatiales.

Le 26 juillet 2015, la Station spatiale internationale (ISS) a dû changer son orbite afin d’éviter des fragments d’une fusée américaine abandonnée, rapporte le Centre russe de contrôle des vols (TsOuP).

La manœuvre pour corriger la trajectoire a été effectuée par le vaisseau cargo russe amarré à la Station.

L'équipage international de l’ISS, composé de trois astronautes, Scott Kelly (NASA), Mikhaïl Kornienko et Guénnady Padalka (Roskosmos), a été rejoint, le 22 juillet, par Oleg Kononenko (Roskosmos), Kimiya Yui (Jaxa) et Kjell Lindgren (NASA) pour former l'Expédition n°44. 

Le 16 juillet, l’équipage a reçu pour instruction de se réfugier dans la capsule de sauvetage de Soyouz, suite à l’avertissement lancé par les spécialistes de la NASA du passage de débris spatiaux à proximité de la station.

L’environnement immédiat de la Terre est plein d’objets qui, du fait de leur vitesse très importante, représentent, en cas de collision, un risque non négligeable pour les missions spatiales. Ces objets sont d’origine naturelle, par exemple des météorites, ou d’origine artificielle pour les débris spatiaux.

Depuis 1957, date du lancement du premier satellite artificiel Sputnik 1 par l’URSS, l'activité humaine a entraîné l’accumulation dans l'Espace d'un très grand nombre d'objets de toutes tailles. Les évaluations récentes comptabilisent environ 20.000 objets ayant une taille supérieure à 10 cm. Il s'agit de plus de 600 satellites hors service, éléments de lanceurs et autres débris spatiaux qui ont brûlé en totalité ou en partie, dans les couches denses de l'atmosphère terrestre, d'après un rapport de la NASA.

Le 10 juin, l'Agence spatiale européenne (ESA) a publié les résultats d’une expérience testant les effets de l'impact d'un projectile hypervéloce contre une reproduction des boucliers qui équipent les modules de l'ISS. L’ESA a propulsé une balle d'aluminium de 7,5 mm de diamètre à une vitesse de 7 km/s (25.200 km/h). Compte tenu de l’énergie cinétique, la balle a percé les boucliers, l’épaisseur perforée a atteint 50 mm.

A ce jour aucun blindage ne résiste à l’impact d’un débris de taille supérieure à 2 cm. Des débris dont la taille est supérieure à 10 cm auront des conséquences catastrophiques en cas de collision. Les dommages peuvent aller jusqu’à la fragmentation totale des objets s’entrechoquant ce qui créerait plusieurs milliers de débris supplémentaires.

 

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Tags:
débris spatiaux, espace, Soyouz TMA (vaisseau spatial), ISS, Centre russe de contrôle des vols (TsOuP), NASA, ESA
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