Sci-tech
URL courte
1141
S'abonner

Un Espagnol souffrant d’un sarcome de la paroi thoracique a reçu un sternum et des côtes imprimés en 3D, annonce le ministre australien des Sciences et de l’Industrie Ian Macfarlane.

Les prothèses en titane ont été élaborées par les spécialistes de l'entreprise australienne Anatomics avec la participation de l'Organisation fédérale pour la recherche scientifique et industrielle (CSIRO).

Les médecins chargés de la transplantation ont souligné qu'il était impossible d'y procéder par des techniques traditionnelles à cause de la géométrie complexe de la cage thoracique et du sternum. En outre, les prothèses traditionnelles, incapables de garder la forme et l'élasticité initiales, auraient restreint la mobilité du patient âgé 54 ans.

Alex Kingsbery, expert de la CSIRO, a également fait remarquer que l'impression 3D était beaucoup plus efficace et rapide que les méthodes de fabrication de prothèses employées par les médecins jusqu'à présent.

Cellules cancéreuses
© East News. Science Photo Library

"On peut rapidement créer des prototypes et la précision est exceptionnelle, sans oublier qu'on peut créer des transplants personnalisés pour chaque patient", a-t-il noté.

Le docteur Joce Aranda, responsable de l'opération, a ajouté que "tout s'était bien passé" et que la prothèse imprimée en 3D "allait au patient comme un gant".

Selon les médecins, 12 jours après l'opération, le patient a pu sortir de l'hôpital et sa convalescence se passe dans les meilleures conditions.

L'impression 3D est une technologie qui connait déjà un certain succès dans de nombreux secteurs industriels tels que l'architecture, l'automobile ou encore l'aérospatial. En médecine, c'est la chirurgie orthopédique qui use de plus en plus de ce procédé révolutionnaire.

Depuis quelques années déjà, l'arthroplastie, qui est la chirurgie de remplacement des articulations, a bénéficié d'avancées considérables grâce à elle. Avec plus de 100.000 prothèses de hanches posées chaque année en France et 40.000 prothèses de genou, le développement d'une telle technologie dans ce secteur permettrait d'améliorer les soins de beaucoup de patients et d'en diminuer les coûts.

Lire aussi:

Encore plus meurtrière que l’alcool et le tabac…
Découverte: vers un costume de Spiderman?
Morsures de serpents: le monde au bord d’une pénurie d’antidote?
Covid-19, en continu: la Belgique dépasse la barre des 3.000 morts
Tags:
impression 3D, transplantation, médecine, CSIRO, Australie
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook