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Le Suédois Tomas Lindahl, l'un des trois lauréats du prix Nobel de chimie 2015, estime que la science n'apportera pas la vie éternelle à l'humanité.

A la question de savoir si les mécanismes de réparation de l'ADN, qui font l'objet de ses études, pouvaient être perfectionnés jusqu'à permettre aux êtres humains de vivre éternellement, le lauréat du Nobel a répondu par la négative en soulignant qu'il ne croyait pas du tout à l'immortalité physique.

"Je ne crois pas à la vie éternelle, mais je peux dire qu'un ADN endommagé peut provoquer le cancer et d'autres maladies graves. C'est pour cette raison que nous essayons de contrer ses ruptures le plus efficacement possible. Et pour atteindre cet objectif, il faut d'abord comprendre les mécanismes qui sont à l'origine de ces ruptures", a expliqué le chercheur dans une interview accordée à l'agence AP.

M.Lindahl étudie la réparation de l'ADN notamment pour trouver des moyens d'empêcher les cellules cancéreuses de se développer de nouveau après que le malade a subi une chimiothérapie.

Selon lui, dans l'avenir, les chercheurs parviendront à transformer le cancer en une maladie chronique mais contrôlable, à l'instar du diabète.

Tomas Lindahl, 77 ans, travaille aujourd'hui au Francis Crick Institute de Londres. Il a montré que notre ADN, même en l'absence de substances carcinogènes, radiations et radicaux libres s'abîmait beaucoup plus vite qu'on ne le croyait. S'il n'y avait pas de système de réparation, il serait difficile de comprendre comment la vie a pu prendre racine et évoluer sur Terre.

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Tags:
cancer, immortalité, découverte, ADN, prix Nobel, Tomas Lindahl, Suède
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