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    Un logiciel russe de reconnaissance faciale nommé le meilleur du monde

    Elnur
    Sci-tech
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    Le géant de l'Internet Google figure parmi les sociétés informatiques battues par une petite startup russe.

    La startup russe N-Tech.Lab a remporté le prix du championnat du monde de reconnaissance faciale Megaface Benchmark organisé par l'Université de Washington. 

    Le logiciel russe FaceN, créé par les programmeurs russes a depassé plus de 100 logiciels concurrents, y compris FaceNet créé par Google, qui termine au 2e rang rapporte le site Lenta.ru, cité par What They Say About the USA. Un algorithme proposé par les scientifiques de l'Université de Pékin était le troisième dans cette compétition.

    Fondée en 2015, N-Tech.Lab a créé un algorithme unique basé sur la technologie de réseau de neurones artificiels (basée sur le principe de fonctionnement et l'organisation de réseaux de neurones biologiques), qui permet de reconnaître l'ensemble des caractéristiques d'un visage humain. 

    Les experts ont reconnu que le logiciel russe est le plus précis parmi les systèmes crées pour les bases de plus d'un million de photos. La précision acquise par le logiciel russe atteint 73,3%.

    Selon N-Tech.Lab, il était très difficile d'élaborer la technologie de reconnaissance faciale capable d'identifier un grand nombre de caractéristiques individuelles, indépendamment de l'angle de prise de vue, de l'éclairage, de l'expression de visage et de la qualité de photo. Le logiciel doit traiter une grande quantité de données en un temps court sous condition de l'insuffisance de ressources de l'ordinateur.

    "Pour le moment nous envisageons de créer un certain nombre de produits de masse basés sur notre technologie, ainsi que d'attirer des investisseurs pour assurer le développement de notre société", a déclaré le fondateur de N-Tech.Lab, Artem Kukharenko. 

    Selon lui, la startup pourrait notamment lancer un service de rencontres permettant aux gens de chercher quelqu'un avec des traits particuliers.

    Selon M.Kukharenko, la technologie de reconnaissance faciale peut également servir à identifier les suspects ou ceux qui sont recherchés par la police. 

    Le logiciel peut aussi être utilisé lors des contrôles frontaliers pour détecter les personnes interdites d'entrer dans le pays ou par exemple lors des évènements sportifs et culturels où le système peut surveiller les fans et analyser la situation.

    "Ces nouvelles technologies sont déjà mises en œuvre avec succès dans le domaine de l'analyse métier, car elles aident à protéger les utilisateurs contre les fraudes bancaires. Les réseaux de neurones sont un nouveau moyen de résoudre les problèmes trop difficiles pour les anciennes technologies. Leur utilité va considérablement augmenter", a ajouté l'entrepreneur.

    N-Tech.Lab s'occupe du développement et de la mise en œuvre des algorithmes d'intelligence artificielle à base de réseaux de neurones artificiels.

    Le concours international Megaface Benchmark, organisé par l'Université de Washington, a été lancé à l'automne dernier. Plus de 100 équipes du monde ont participé au concours. L'évènement a été sponsorisé par Samsung et Google.

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    Tags:
    reconnaissance faciale, cyberespace, logiciel, photo, FaceN, FaceNet, Megaface Benchmark, N-Tech.Lab, Université de Washington, Université d'Etat Lomonossov de Moscou (MGU), Google, Artem Kukharenko, États-Unis, Russie
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