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La Grande-Bretagne autorisera les animaux porteurs d'organes humains.

Le gouvernement britannique s'apprête à autoriser la culture d'organes humains dans les corps d'autres animaux, notamment de cochons et de brebis, annonce le Telegraph.

Le comité scientifique du Home office, ministère de l'Intérieur, envisage de publier cette semaine le premier mode d'emploi des chimères (animaux porteurs d'organes humains).

Le comité espère montrer ainsi le caractère prometteur et sûr des organes cultivés dans les corps d'animaux. Cette mesure, selon des scientifiques, permettra de pallier le manque d'organes humains disponibles pour des greffes (cœur, reins et foie).

Les cochons et les brebis sont considérés comme les plus prometteurs du point de vue de la culture d'organes. Des cellules souches du patient qui a besoin d'une greffe étant utilisées pour la création de l'organe nécessaire, celui-ci ne sera pas rejeté par l'organisme.

Selon la législation britannique, les parents d'un homme mort peuvent interdire l'utilisation de ses organes pour la transplantation, même s'il l'avait autorisée lui-même. En outre, les médecins constatent ces derniers temps un nombre croissant d'organes qui ne sont pas aptes à être transplantés. Les experts l'expliquent par le vieillissement de la population et la croissance du nombre de personnes souffrant d'obésité.

Des expériences de création de chimères sont déjà pratiquées aux Etats-Unis à des fins scientifiques (sans pour autant transplanter ces organes sur les hommes). "Nous pouvons faire un animal sans cœur. Nous avons créé des cochons qui n'ont pas de muscles squelettiques et de vaisseaux sanguins", raconte le cardiologue Daniel Garry de l'Université du Minnesota.

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Tags:
animaux, chimère, médecine, science, Royaume-Uni
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