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Les chercheurs de l'Institut de technologie de Californie (Caltech) ont identifié un gène "du sommeil" chez le poisson-zèbre.

D'après les biologistes, ce gène spécifique, NMu, entraîne une perte quasi-totale du sommeil. Les résultats de leur étude ont été publiés dans la revue Neuron.

"Le sommeil est un processus mystérieux. Comme tous les animaux ayant un système nerveux complexe, nous passons un tiers de notre vie à dormir. Cela nous montre l'importance du sommeil dans notre vie. Mais nous ne savons toujours pas pourquoi nous dormons et comment notre organisme gère le sommeil", a déclaré David Prober, professeur adjoint de biologie à Caltech.



M.Prober et ses collègues ont levé une partie du mystère entourant le sommeil. Comme il existe des similitudes moléculaires importantes entre le poisson-zèbre et le cerveau des mammifères, les chercheurs l'ont choisi comme un modèle pour leur recherche. Ils ont implanté dans leurs fœtus un chromosome supplémentaire et ainsi identifié un gène contribuant à réguler le sommeil.

Ayant étudié plusieurs centaines de variantes de gènes de ce type, les biologistes ont localisé une partie du génome dont des copies supplémentaires affectent l'état de veille des poissons. Le gène le plus remarquable est la protéine neuromédine U (Nmu) qui est également exprimée dans l'hypothalamus des mammifères. Auparavant, ce gène était considéré comme lié à l'appétit, au système digestif et au métabolisme.

A l'aide d'une technique par choc thermique, les biologistes ont découvert qu'une copie supplémentaire de ce gène dans l'organisme du poisson avait des effets spectaculaires: lors de la première nuit après l'activation du chromosome, le poisson a perdu sommeil et pendant les jours suivants il présentait des troubles du sommeil. Avec le temps, les poissons commençaient de plonger dans un état rappelant l'insomnie chez l'homme.



D'après les chercheurs, le gène NMu est responsable du réveil, en activant des cellules nerveuses situées en profondeur dans notre cerveau. Ces cellules élaborent l'hormone corticotrophine qui pousse les glandes surrénales à sécréter de l'adrénaline et à mettre l'organisme en "état d'urgence".

Les troubles liés au NMu et aux cellules nerveuses peuvent entraîner une forte insomnie, la narcolepsie et d'autres troubles de sommeil. Les conclusions présentées par les biologistes représentent une voie prometteuse pour les nouvelles thérapies visant à lutter contre les troubles du sommeil.

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Tags:
gènes, thérapie génétique, sommeil, États-Unis
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