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    L’ADN humain artificiel au centre d’une réunion ultrasecrète aux Etats-Unis

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    Les Américains mènent en secret des expériences dont le but est de créer un génome humain synthétique complet avec les caractéristiques souhaitées…

    Une réunion s'est récemment tenue dans le plus grand secret à Harvard, aux Etats-Unis. Son sujet? La création d'un génome synthétique de l'homme, qui permettra d'élargir de façon radicale les possibilités de l'ingénierie génétique. Une centaine de scientifiques, juristes et hommes d'affaires y ont pris part. Tous les participants ont signé un engagement de confidentialité, rapporte Gizmodo.

    La nouvelle idée discutée lors de la rencontre réside dans le fait que les scientifiques ne se contenteront plus de retoucher un ou deux gènes, mais cherchent désormais à créer l'ensemble de l'ADN.

    Bien que l'organisateur de la rencontre George Church ait essayé de rassurer le public en expliquant la réunion par la nécessité de discuter des perspectives de production de longs brins d'ADN, un journaliste du New York Times s'est procuré l'information selon laquelle le titre initial du projet était "HGP2: Projet de synthèse du génome humain". Le journaliste avait été alerté par la confidentialité de élevée de la réunion.

    Quoi qu'il en soit, M.Church compte obtenir un génome humain complet d'ici dix ans.

    Auparavant, un groupe de Craig Venter avait déjà réussi à créer en 2010 une bactérie avec un génome artificiel, tandis que la création de cellules humaines artificielles représente une tâche beaucoup plus complexe.

    En février dernier, le gouvernement britannique a autorisé à manipuler génétiquement des embryons humains à des fins scientifiques. L'autorisation concerne le recours à la méthode Crispr-Cas9, qui permet de cibler les gènes défaillants dans l'ADN afin de les neutraliser de manière plus précise. C'est une des toutes premières autorisations de manipulation d'embryons humains.

    Selon les chercheurs, les études visent à déterminer la raison pour laquelle certaines femmes font des fausses couches.

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    Tags:
    embryon humain, ADN, Université Harvard, États-Unis
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