Ecoutez Radio Sputnik
    ISS

    Pour la France, l'Europe doit gagner le match des lanceurs spatiaux

    © Flickr/ ISS Star Trails
    Sci-tech
    URL courte
    624

    L'Europe spatiale "doit préparer le futur" avec une nouvelle famille de moteurs Prometheus à très bas coût qui pourront être utilisés sur des fusées conventionnelles ou réutilisables, a déclaré mercredi le secrétaire d'Etat français à la Recherche Thierry Mandon, rapporte l'AFP.

    "Il faut gagner le match qui vient — le développement des lanceurs européens Ariane 6 et Vega C — et préparer les saisons prochaines en même temps", a dit M. Mandon qui venait de faire un point à l'agence spatiale française Cnes, en présence des acteurs européens des lanceurs.

    Le cosmodrome Vostotchny vu depuis l'ISS
    © Photo. Roskosmos/Sergey Volkov
    Face à la hausse du budget américain consacré à l'espace, "si l'Europe ne met pas un peu d'énergie dans le financement de la recherche spatiale (…), on courra après les ruptures technologiques" des autres, a-t-il ajouté.

    Préparé par le Cnes, avec le soutien de l'agence spatiale allemande DLR, les moteurs Prometheus seront très largement fabriqués grâce à l'impression 3D et fonctionneront avec du méthane et de l'oxygène liquide. Cela réduira considérablement les coûts, rapporte l`AFP.

    Ils seront conçus dès le départ pour être réutilisables mais ils pourront aussi équiper des lanceurs conventionnels.

    "L'objectif est de réaliser un prototype de Prometheus qui puisse être testé avant 2020", a déclaré Jean-Marc Astorg, directeur des lanceurs au Cnes.

    Le coût du développement de cette nouvelle famille de moteurs est de 125 millions d'euros.

     

    Lire aussi:

    Airbus plaide en faveur des boîtes noires éjectables
    Les photos satellite, un indicateur économique
    Comment les trous noirs régulent-ils la vie des galaxies
    Une découverte surprenante sur la face cachée de la Lune
    Tags:
    moteur, futur, science, espace, Europe, France
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik