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Bien que les traces du boson de Higgs, qui mettrait fin au modèle standard de la physique, ne soient pas confirmées après de nouvelles expériences, Adam Falkowski, chargé de recherche au Laboratoire de Physique Théorique d'Orsay assure Sputnik qu'il est trop tôt pour refuser la "nouvelle physique" et en trouve des explications.

La physique quantique? Rien de plus simple, affirme Adam Falkowski, chargé de recherche au Laboratoire de Physique Théorique d'Orsay, dans un entretien à Sputnik.

En décembre dernier, l’annonce de la découverte de ce qu’on appelle désormais la +nouvelle physique+ a circulé dans le milieu scientifique. Il s’agirait d’un boson dont la fusion fait naître des photons avec une masse totale de 750 GeV (gigaélectronvolt). Sachant que la masse du Boson de Higgs représente 126 GeV, soit 4 fois plus léger que la particule a l’origine de ces photons.

Le fait que cette année les expériences similaires n’aient pas donné les mêmes résultats ne décourage pas Adam Falkowski:

"Ce qui s’est passe, c’est que le signal du boson de Higgs a été moins fort, on espérait plus de résultat. Il n’y a pas d’incompatibilité. Il faut dire que la quantité de données récoltées en 2012 était maigre, et c’est logique que cette quantité de données soit sujette à des fluctuations statistiques: parfois, il y a plus d’évènements, parfois moins. La quantité d’évènements où le boson de Higgs a été impliqué a été moins importante que prévu", assure le physicien.

Et pourtant, on se pose la question de savoir s’il s’agit toujours des mêmes particules ou de particules différentes?

"En 2012, l’analyse de la masse du boson de Higgs, selon deux expériences menées sur le Grand collisionneur de hadrons à Genève, a donné deux mesures différentes. La différence était de moins de 1%, on l’a attribué à des fluctuations statistiques. Avec plus de données, on verra s’il y a un problème ou non", promet Adam Falkowski.

Il explique que les physiciens sont en train de collecter les données, l’expérience ayant recommencé en avril – mais qu’ils travaillent avec encore plus d’ardeur.

"On attend le mois d’août, ou, dans les premiers résultats récoltés cette année, on attend surtout l’information sur la mystérieuse particule X avec une masse de 750 GeV. C’est une particule hypothétique qui a peut-être été vue, mais il faudrait confirmer ça. C’est une particule qui a une masse six fois plus grande que celle du boson de Higgs. On l’attend avec beaucoup d’impatience", confie. M. Falkowski à Sputnik.

M. Falkowski est là aussi pour déboulonner quelques mythes. Notamment, celui qui affirme que l’énergie momentanée utilisée dans le Grand collisionneur peut faire bouger l’axe de la Terre.

"C’est trop imaginer. On peut comparer son énergie à l’énergie d’un porte-avion en marche. Je ne pense pas que ce soit suffisant pour faire bouger la Terre".

Pour lui, il n’y a pas de limites pour étudier le monde. Mais c'est la pratique qui pose ses limites:

"Pour étudier les particules trop petites, il faut beaucoup d’énergie. LHC est un grand collisionneur, avec une circonférence de 30 km. Cela coûte beaucoup d’argent – des milliards de dollars. Ce sont des expériences très coûteuses. Il faut beaucoup de temps et d’argent pour préparer l’expérience. Et c’est ça, notre vrai problème, parce que le progrès est devenu très lent dans ce domaine", déplore le physicien.


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Tags:
physique quantique, boson de Higgs
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